‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inéditsChapitre 146 sur 159 · RETOUR D'ESPAGNE · texte numérisé non relu

RETOUR D'ESPAGNE

ne fait qu'accroître l'intérêt des autres. L'inclination^ l'entraînement^ le goût pour écrire ne firent pas défaut à l'ambassadeur, même en route, et presque sur le chemin, peut-on dire, car arrivé à Loches, après avoir couru les postes du midi de la France, à la veille même de rentrer à Paris, il se souvint du voisinage où il était, en ce lieu, de la veuve du duc de Beauvilliers, Tami et l'ancien gouverneur du Dauphin, le conseiller le plus sûr qu'il avait eu à la Cour du feu Roi.

« J'arrivai le i3 avril à Loches (dit-il), sur les cinq heures du soir, j'y couchai parce que je voulus écrire un volume de détail à la duchesse de Beauvilliers qui estoit à six lieues de là , dans une de ses terres, que je luy envoyai par un exprès, et je pus de la sorte lui escrire à découvert sans rien craindre de l'ouverture des lettres. »

Sa vie politique était alors à la veille de s'éteindre, sans qu'il le pût du tout prévoir. On sait avec quelle foudroyante rapidité mourut le duc d'Orléans, son maître, le 21 décembre 1722. Ce même jour, il était demeuré seul avec lui trois

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