Chapitre ii
Page 12, Saint-Simon ditqu*il lègue à sa fille la princess de Chimay ce qu'il a de miniatures peintes par sa mère. Dans l'Inventaire, en effet, qui fut fait à la mort de son père, le duc Claude de Saint-Simon, par Le Roy le jeune, notaire au Châtelet, en Thôtel de la rue Taranne, le 4 mai 1693, on remarque l'indication de douze petits tableaux mignatures et « beaucoup de miniatures peintes à la main de la Duchesse m, née Charlotte de Laubespi ne de Chasteauneuf.
Idem. Ibidem. Il laisse à sa petite-fille, madame de Valentinois, ses tapisseries, la priant de les tendre. On voit dans le même inventaire la tenture de tapisserie de haute lisse à grands personnages, « Vhistoire d'Esther relevée d'or de soie », plus les tapisseries de Flandre, de haute lisse, représentant une « histoire profane », plus cinq pièces de tapisserie représentant une u histoire » faisant le tour de la chambre de la Duchesse, plus encore de ft grandes tapisseries » dans le grand cabinet de ladite dame, plus cinq pièces de tapisseries de verdure de Flandre, dans la chambre du vidame de Chartres.
CHAPrtRE III.
Pages j5 à 23. Rien n'explique mieux les embarras de la fortune personnelle du duc de Saint-Simon que l'aveu qu'il rapporte avoir Êiit au duc d'Orléans, lorsqu'à la mort du Roi le Régent lui proposa l'administration des Finances.
a Je le remerciai de V honneur et de la confiance et je le refusai respectueusement,.. M, le duc d'Orléans fut fort étonné, et se mit sur son bien dire pour me persuader. Je lui répondis que je n*avois nulle aptitude pour les finances, que c'étoit un détail devenu science et grimoire qui me passoit; que le commerce, les monnoies, le change, la circulation, toutes choses essentielles à la gestion des finances, je n'en connoissois que les noms; que je ne sauois pas les premières règles de l'arithmétique ;queje ne m'étois jamais mêlé de l'administration de mon bien, ni de ma dépense domestique, parce que je m'en sentois incapable; combien plus des finances de tout un royaume et embarrassées comme elles l'étoient.,, » (Voyez les Mémoires, tome XII, page igS.) Ces lignes donnent une grande force à Tobservation faite par le duc de Luynes et que nous avons rappelée.