‹ Le duc et la duchesse de ChoiseulChapitre 21 sur 244 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

mérite personnel, beaucoup à Tappui du duc de Gontaut et de Choiseul, qui ne le connaissaient pas, mais auxquels il avait été vivement recommandé par des amis communs.

Barthélémy n'avait pas encore eu Toccasion de remercier directement Choiseul. Dès qu'il sut Boyer attaché au duc, il le pria de le présenter. L'ambassadeur fit à Tabbé le meilleur accueil ; il le combla d'amabilités et de politesses, puis tout à coup, saisi pour lui d'une sympathie instinctive, et sans que rien pût faire prévoir pareille question, il lui demanda si un voyage en Italie ne conviendrait pas à ses travaux. L'abbé, abasourdi et ravi, s'empressa de répondre affirmativement. Deux jours après, Boyer de Fonscolombe venait lui annoncer qu'à la sollicitation de l'ambassadeur M. d'Argenson donnait les autorisations nécessaires et que par conséquent le voyage était décidé.

ans. Recommandé à M. Boze, garde des médailles du roi et secrétaire de l'Académie des inscriptions, il plut au vieux savant, qui le prit sous sa protection. En 1747, Barthélémy, passionné pour l'étude, publia des travaux si remarquables qu'il fut nommé de l'Académie des inscriptions. En 1753, M. Boze étant mort, Barthélémy, malgré de nombreux concurrents, fut désigné comme son successeur. Il dut son succès à M. de Caylus et à M. de Malesherbes, qui l'avaient fait recommander par MM. de Choiseul et de Gontaut.

L'abbé I au comble de la joie, courut remercier M. de ChoîseuL Sa reconnaissanca n'eut plus de bornes quand il apprit que le duc voulait l 'emmener avec luij qu*il serait logé à l'ambassade, qu^une voiture serait toujours à sa disposition, qu'enfin on se chargeait de lui faire visiter toute ritalie,

M. et Mme de Choiseul quittèrent Versailles dans les derniers jours de septembre 1754; ils étaient accompagnés de Boyer de Fonscolombe. L'abbé Barthélémy n*avait pu les suivre, retenu à Paris par ses fonctions, mais il était convenu quHl les rejoindrait à Rome le plus tôt qu'il lui serait possible.

En arrivant à Lyon, le i" octobre, Tambassadeur apprit la mort de M. de Labruère, chargé d'affaires à Rome depuis le départ du duc de Nivernais; il fit partir aussitôt Boyer pour gérer Tambassade» et lui-même continua son voyage à petites journées. Il passa quelques jours à Oullins, chez le cardinal de Tencin, archevêque de Lyon; puis il s'arrêta à Turin du 12 au 15 octobre; à Parme, chez Madame Infante, du 24 au 29 (i). Enfin, les voya-

(l) Madame Infante (Marie -Louise- Elisabeth) ^ fille de Louis XV| née Le 14 août 1737, mariée fin 1739 à Philippe,

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