‹ Le duc Job: comédie en quatre actes et en proseChapitre 86 sur 104 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

JEAN, LE MARQUrS.

LE MARQUIS, jojeax , redescendant la sein* .

Ah! ce pauvre Jean!... quand je dis pauvre... tudieu! Monseigneur! — Comment vais-jelui apprendre?...

JEAN, entrant.

Jo VOUS annonce, mon oncle, que le colonel vient de me notiûer mon remplacement.

LE MARQUIS, à part.

Cher enfant! il a Tair soucieux... et il est loin de se douter,..

JEAN

A ce propos, et puisque me voilà bourgeois, la vie, je croîs n'est pas chère dans vos parages?

LE MARQUIS

Aux environs de Chartres?... Oh! non...

JEAN, souriant tristement .

Le petit... jouet d'enfant dont je vous parlais hier, rose avec des persiennes vertes, juste en face de chez vous... Qu'est-ce que 4^ peut se louer par an?

LE MARQUIS

Huit ou neuf cents francs, à peine!...

JEAN

Que cela ? Ah! mais ça rentrerait assez dans mes moyens.

LE MARQUIS

Dans tes moyens?... (a part.) Nabab!... (Haut.) Pourquoi me fais-tu <îette question?

JEAN

Parce que si vous ne redoutiez pas trop mon voisinage, je serais irès-disDosé à me l'adjuger.

LE MARQUIS, à part.

Tiens! (Hant, l'obserrant. ) Eh bien... et tes projets, tes rôves?. *I1 n'est pas grand, ton jouet... (souriant.) Je sais bien qu'un jeune couple, ça se serre... mais enfln, il n'y a pas là d'écurie... même pour «n cheval.

Puisque vous vous êtes chargé de le tuer...

LE MARQUIS

Diable!... Comme tu y vas! Encore faut-il me laisser le temps...

I SA N, sériaazy l'approchant de lui et lui prenant la main.

J^avais précisément à vous prier de ne pas en perdre à ce jeu...

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