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Alors ?
ADRIEN
Mais nous n'avons pas à craindre un"pareil danger. Vous Tavez entendu, c'est à moi que ces substances doivent être remises, c'est moi seul qui dois les réunir, les préparer !.. Rassurez-vous, les jours de la duchesse ne sont point en péril.
MORISSEAU.
Vous m'en répondez sur voire tête I
ADRIEN
Sur ma tête !
MORISSEAU.
Ciel ! on vient !
(Il n'a pas le temps de fuir et se cache derrière le rideau, devant la porte.)
SCÈrVE TI.
Les Mêmes, LE DUC.
LE DUC
Docteur, vous êtes libre.
Libre!., ah ! Dieu soit béni! vous avez renoncé...
LE DUC
Non... l'on a réfléchi... vous ne cédiez qu'à la crainte... on a eu pitié de vos scrupules...
ADRIEN
Mais ce breuvage où est-il?
LE DUC
Elle vient de le prendre.
ADRIEN
Elle l'a pris... grand Dieu! Oh! non... celane se peut pas... si vous saviez , oh! dites-moi que vous me trompez, monsieur.
LE DUC
En croirez-vous le témoignage de vos yeux?
( Il tire un bouton , la porte du fond s'ouvre , on voit la duchesse e' tendue sur son lit. )
ADRIEN
Ob I mon Dieu ! . . . ( // court rapidement vers le lit , iâte le
fjoulsy met /a main sur son cœur j donne des lignes de douleur^ regarde la figure.) Ciel I que vois-je !.. . non , non . . . nies yeux me trompent... Julie... Julie... et c'est moi qui l'ai assassinée.
(Il tombe épuise par la douleur sur le lit de la duchesse. Pendant tout cela, le duc , indiffèrent à la scène qui se passe derrière lui , tire sou portefeuille, et le place sur la table.)
LE DUC
Demain la tombe ensevelira ce secret... demain de pompeuses funérailles.
MORISSEAU , tirant le rideau et restant en place. Ce soin ne vous regarde pas.
LE DUC
Dieu ! encore cet homme !
MORISSEAU.
Que personne ne porte la main sur cette femme.
LE DUC
De quel droit ?
MORISSEAU.
Je suis son exécuteur testamentaire.
LE DUC
Vous ! -
( La toile tombe. )