‹ Le duel; comédie en un acte et en proseChapitre 5 sur 13 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE GÉNÉRAL (seul).

11 faut convenir que voilà une femme comme on en voit peu! elle craint de n'être pas aimée, c'est bien modeste ! elle l'avoue, et ne paraît pas s'en fâcher; c'est bien beau!... et dans les annales du sexe, c'est inoui. — Avec moi , elle n'aurait jamais eu de ces craintes-là... Je l'ai rassurée d'abord: c'était de ri-^ueur!... mais pourtant ce qu'elle m'a dit de Delphine... mille petites circonstances que je me rappelle maintenant... — Non, non, c'est impossible ! — 'Au surplus, le moyen que j'invente est'excellent pour fixer nos doutes... il est hasardé... bizarre; mais qu'importe, il est infaillible, amusant, et de plus, je n'en vois pas d'autres... Si Gustave a réellement de l'indifférence pour la baronne, et de l'amour... ailleurs, il ne l'avouera jamais. L'ne noble délicatesse, la reconnaissance l'empêeheront toujours de parler; il se rendra malheureux par point d'honneur... il faut le surprendre. — Je l'entends... Diable! c'est qu'il est assez embarrassant d'entrer en matière. (Il prend un livre sur une table.) Quel est ce livre ? « Satires de Boileau. o Bon , je puis trouver là un texte, asseyons-nous et lisons î

( // s'assied et lit. )

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