‹ Le duel depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 103 sur 122 · LA NUIT DU 23 AOUT · texte numérisé non relu

LA NUIT DU 23 AOUT

Maurevert assassine Coligny! le grand bourdon de Saint-Germain-l'Auxerrois annonce que le moment est venu III. ..

« Le roi contemplait en silence la ville, qui pa- « raissait illuminée comme pour une fête, et qui « était pleine de rumeurs indistinctes.

« Soudain la grosse cloche de Saint-Germainc( r Auxerrois sonna.

« — Qu'est-ce cela ? demanda Charles, qu'on eût « dit éveillé en sursaut, au son de cette cloche. Mac dame ma mère, ce n'est pas moi qui ai donné cet c ordre*

« — C'est moi, reprit Catherine de Médicis^

« Quand vous avez ordonné de purger le Louvre « des gentilshommes huguenots qui y sont logés, « j'ai ordonné de faire sonner la cloche des funéa railles de Tamiral. Sire, vous serez royalement « vengé, je vous assure, et déjà vous devez sentir « que vous êtes vraiment roi.

c< — Grand merci, Madame, pour vos bonnes <i intentions à notre égard ; mais le Seigneur Dieu « m'est témoin que je me lave les mains de tout ce « qui sera fait I... » Et le duc d'Anjou^ frère du roi, criait :

«TUEZI TUEZI »

(Bibliophile Jàcob.)

Vous voyez ce beau balcon tout d'or, au Louvre, c'est de là que Charles IX tira sur son peuple ; Jacques de Savereux, catholique, mais qui sauvait un protestant, le vit et le reconnut.

Et de cet événement ressortira un grand enseignement I c'est que la peine de mort ensevelit le criminel avec son crime, qui lui sert de linceul, tandis que si l'on le laissait vivre, il se séparerait de son crime par le repentir, comme Charles IX.

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