‹ Le duel depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 113 sur 122 · C'EST L HEURE · texte numérisé non relu

C'EST L HEURE

A cette Yoix^ se joint une autre voix douce et tremblante, qui dit :

« À genouXy mon filSy et prions. »

Et puis trois hommes viendront, froids, silencieux, mornes, ils m'assiéront sur une chaise; deux de ces hommes prendront chacun une de mes mains, et me lieront toutes les deux derrière le dos ; et quand ce premier acte aura été joué, ils commenceront le second : ce sera la dernière toilette I Ils me couperont les cheveux, le col de la chemise, puis ils jetteront ma veste ou ma blouse sur mes épaules, et moi dans une charrette; ce dernier quart-d'heure est d'une cruauté terrible. !.. Après avoir traversé la foule, après avoir embrassé le prêtre et le Christ, on m'étendra sur une planche, et l'on

« Coupera mon pauvre cadavre en deux (!)• »

Voilà une partie du

Doit.

(1) Le dernier qu'un de nos amis a vu prononça ces mots : Et dire qu'on va couper mon pauvre cadavre en deux !

On conçoit que si l'on veut le criminel intelligent, calculateur, réfléchi et préméditatif pour la perpé* tration du crime, il faut le laisser intelligent pour calculer les chances pour ou contre la partie qu'il joue ; et, ceci bien posé, demandons à l'immense majorité des hommes, à 35 millions neuf cent mille sur 36 millions, combien il y en a qui voudraîenl, froidement, avec calcul, après une profonde réflexion, accepter le

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