CHAPITRE XLVm
CONCLUSIONS DE TOUS LES CHAPITRES SUR LE CRIME c'est Là DÉMENCE I
Écoutez ce bruit qui a retenti dans la postérité :
« Un tribunal est institué^ et les massacres comc mencent. Un fanatisme silencieux préside à ces « terribles jugements! Des flaques de sang s'éten- « dent sur la placé de l'exécution I C'est un spectaa cle horrible, une boucherie d'hommes I Les « chiens^ rendus à leur férocité primitive, traînent
« dans lesroiflfiieaoi des membres et des lambeaux « palpitants! Horreurl...
(ÂLPHOHSB EsQUrnOS.)
G>nDaissez-TOos Tordonoateur de ce festin ou les chiens dévorent la chair palpitanterdes hommes?
Il s'appelle Danton ; et l'époque c'est le 2 septembre !.••
Sayez-rous ce que dit Danton?
Il dit:
« J'accepte l'anathême devant la postérité. » El la postérité l'a frappé d'anathême.
N'est ce pas la démence?
On dit que ces terribles ouvriers salariés des septembrisades ont péri de leurs propres mains ^ ou sont devenus fous^ comme les juges de Calas!... Un seul est mort de nos jours^ un chiffonnier I Jamais, depuis le jour de l'immolation , nul n'entendit la voix de cet homme. 11 a vécu seul , il est mort seuil...
LE MARÉCHAL DE RAIZIIl...
Épouvantable histoire, que la sagesse du gouver- ^ nement cache à la curiosité publique (l)!..» Est-ce la démence?
(1) Voir Hippolyte Bonnellier.
(Note de V Auteur.)