CONCLUSION
« Néyon vous écoutait, madame. »
(Racine.)
« Moins d'une heure après l'exécution de M. de « Rohan et de ses complices, un courrier arrivant ec à toute bride dans la cour du château de Saintce Germain, remit un paquet pour le roi.
« Louis XIV, qui s'était souvent et impatiem-
« ment informé de ce courrier, reçut ces dépêches (( avec les marques de la satisfaction la plus vive^ « lut attentivement une longue lettre de M. de la t RcyniC; et se rendit aussitôt chez M"* de Montes- <( pan, qu*il trouva triste et rêveuse.
ce — Madame, lisez , lui dit le roi ; puis il ajouta « avec une expression de haine, de joie et de cruelle « ironie : Qu'aujourd'hui ne soit pas pour moi seul tt un jour de bonheur.
« M"* de Montespan jeta les yeux sur la lettre... « c'était une dépêche de M. de la Reynie, qui ant nonçait au roi la mort de M. de Rohan.
« Il est inutile de dire que le roi faisait ainsi une « sangl.ante allusion aux mêmes paroles, autrefois « amoureusement dites à M""" de Montespan, par « M. de Rohan, et si imprudemment rappelées, il c< y avait alors cinq ans, dans la conversation des « filles d'honneur de la reine, conversation qui « exaspéra si furieusement Louis XIV contre le « grand veneur de France.
(Eugène Sue.)
Le plus grand crime de Fouquet, ce fut son amour pour mademoiselle Louise de LaVallièrel... Et Louis XIY demandait au pape la permission de faire mourir Fouquet sans jugement!... L'amour de M""* de Montespan pour M. de Rohan le con-
duisit à réchafaudl.i. 93 a eu des précepteurs de bonnes maisons I... En mourant, Louis XIV chantait si fort les prières des agonisants que sa voix couvrait toutes celles des prêtres I... Si, dans le monde des esprits, toutes les victimes de ce despote corrompu et cruel se sont étendues sur l'espace, sa voix n'aura pas pu traverser la profondeur du ciel pour parvenir jusqu'à Dieu I
Nous n'avons pas sous les yeux, pour le moment, les documents du fait que nous allons rapporter, mais nous en assurons l'authenticité : il est de nos jours. Un homme commet un crime ; il platt à cet homme d'impliquer son neveu dans la perpétration du crime I ce jeune homme se défend avec toute la conscience de sa pleine innocence 1 l'oncle répond : « Si, mon petit, si, c'est bien toi qui as été chercher la hache avec laquelle j'ai frappé. » Le jury reconnaît l'existence du crime I l'arrêt atteint l'oncle et l'enfant I... Au pied de Téchafaud, l'oncle vcit tomber la tête de cet enfant I... il dit : « Pauvre enfant! il avait bien raison, il ne savait rien du crime, mais ça m'ennuyait de mourir tout seul!... »
Et l'on peut maintenir une peine qui à chaque heure peut atteindre l'innocence, et qui ne fait que du mal, alors qu'elle n'atteint que le coupable !
« Réveillez -vous, ÔSion, révtillez- vous; revê- « tez-vous de votre force ; parez-vous des vête-
« ments de votre gloire, Jérusalem, ville sainte ^ « parce qu'à Tavenir il n'y aura plus d'incirconcis « ni d'impur qui entre chez vous I »
(ISÀÏK.)-
Mais jusques à quand, Seigneur !
(David.)