CHAPITRE XXÎ
SAINT LOUIS (louis IX.) (!)•
Dans un chapftre de ce Irrre, qui est Te répertoire des crimes de l'humanité, nous aTons dit, en parMnt de Charlotte Cord'ay : « Quand la vertu « elle-même descend les marches du crime, \\ fout a se voiler !a tèfe du crêpe le plus épais, et atta- (( cher de son cœur les gémissements' les' plus « cruels, }m dtouletirs les plus poignantes I »
L'histoire a déploré que la plus sainte et la plus grande figure historique, ait succombé par excès de vertu I Quel malheur pour la (erre qne saint Louis ait ignoré qu'il n'y avait pas de vertu possible avec fe cruauté. Pour empêcher les blasphèmes, ii tomba lui-même dans un mal plus grand, et força le pape à le rappeler aux lo{$ éternelles de l'humanité ! L'exemple donné par un si grand cœur, par tant de vertu, a influé puissamment sur de bien grands égarements (2).
(1) C'est chez cet homme , une des grandes gloires de la France, la plus grande de toutes , qu'on peut apprendre ce qu'il ressort de grandaur et de majesté de la religion.
(2) Saint Louis ordonna de couper la langue et de couper les lèvres aux blasphémateurs. De nos jours, ces détestables habitudes classent un homme, et le mépris en fait proraptement justice.
(Note de C Auteur,)
Un historien de Provence rapporte un fait qui nous peint bien d& cfdé péUt i^t^iài^ ^ sur des esprits faibles, cette idée de venger la Divinité f
« Un Juif, accusé tf avwr blasphémé contre la « sainte Vierge, fut condamné à être écorché. Des c( éhevaliefs Iriàéquésy lé coûtera à la tfi'àitf, ifatrfi- « tèreùt sur Téchàfaticl, et en chassëreift l^ètéetiatèur, polir tetlgeif éUx-ttîéniés l'hotinetif dfe fe « sainte Vierge.,.» Je ne veux point, pré venir \ëé
réflexions du lecteur.
(Montesquieu.)
he eœut s&igite eti lis&iltfe-sti^pltee (ftfn jeune insensé, le chevalier dte* fài fiiarre î Et là tiiarëdlale d'Anct^é, la fafttétfse Gattgà*, avài^-effè <k)nc nlérîté d'êïre brûlée à pétil fft», pbui^ dtoir îdStl lue¥ un coq blatic en pleine hme.
On a brûfé UAain GT*aiidier tatmtiÉe âOréier , et son supplice est resté s* Id teri^e côWiftié uff d^Érces épouvattteméÉrts.
En 1749, on brûla uiie feittîrië (Mhs^révêcHé^de Wartibourg, corhtne sorcière.
Michelle Châùdroff fdt peftduef pétaPr erhriè^ rfe' sorcellerie, en 1652, él brûlée après.
« On ditàit que tes lois*, qui devra*eïit faire te « sûreté du geiire huittaiii^. n'ont été imaginées ^e
(( pour sa destructiéti. »
(Stcane.)