‹ Le duel: ses lois, ses règles, son histoireChapitre 5 sur 29 · VM · texte numérisé non relu

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et ces après^^amours. On Yoit dans Fœil da Tbomme qu'une femme lui a dit pour la pre^* mière fois <« je t*aime ». Et on y voit de même qu'il revient de son premier combat. Après** demain il oubliera. Mais la leçon aura été féconde et charmante. Ge jeune homme avait besoin d'être remonté comme une montre.

Et V0U5 donneriez cinq ans de prison h ces jeunes hommes ! et vous le^ dégraderiez I Monsieur Hérold, je vous défie de i\o\\^ regarder sans rire.

Vient l'autre duel : le duel entre hommes mûrs. Celui-là est souvent vilain. Si vous pou" viejç Tempôcher, vous feriez bien ; mais vous ne faites que Tagraver. Il y a des cas où un homme se battra, même dans la certitude d'être envoyé aux galères. Or, les mœurs n'ont plus l'inapaisement d^autrefois. Le spectacle inoubliable auquel nous avons assisté est un grand prédicateur de calme. Qeux qui ont Je goût des jeux où la vie est sur le tapis, ont pu

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le contenter jusqu'à satiété. Quand tout un peuple s'est battu en duel, pendant un an, contre la fatalité semblable h celle qui pesait 8ur Œdipe, les duels particuliers ne sont plu» d'un haut goût. Voici qu'on comprend {t ravir que la Tie d'un galant homme ne peut être ii la merci d'un galopin. Môme lea duels politi*ques — qui aujourd'hui décimeraient la popu^ lation, si la Révolution n'avait pas été suivie de Tannée terrible ^^ deviennent de plus en plus rares. On nous avait annoncé vingt duels de jeunes députés. Dignement, ils ont laissé faire des témoins conciliants et ne se sont pas battus. Le public, malgré l'émiettement des partis politiques, a pensé quç les députés faisaient biep «

Dans les affaires délicates de famille, et dans toutes celles oh l'honneur est en jeu d'uue façon sérieuse, pourrez-vous arrêter quelqu'un de France ? non I Vous avez vu des hauts magistrats quitter dernièrement i pour se

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battre, leurs robes rouges, comme nous quittons nos redingotes.

Le projet Hérold empêche les duels de naïfs, c'est-à-dire de ceux qui se battaient pour un rien. Petites gens, en vérité, qui encombrent plus le pont du navire qu'ils ne contribuent aux manœuvres. Gela ne vaut vraiment pas la peine de déranger Téquipage, si quelqu'un d'eux tombe à l'eau. Les mœurs d'à présent nous protègent d'ailleurs contre les bretteurs de métier qui furent la terreur d'autres époques.

La nouvelle loi punit même la provocation.

Mais celui qui insulte n'est-il pas le premier provocateur ? Alors il faut punir de cinq ans de prison celui qui donne une gifle. L'honorable sénateur ne se doute pas qu'il y a quatrevingt-quinze préliminaires de duel sur cent qui aboutissent à une réconciliation. L'entrevue des témoins réunit parfois des adversaires qui, sans elle, eussent été des ennemis de toute la vie. Un procès-verbal de conciliation

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termine des discussions que rien autre ne pourrait finir. M. Hérold sait-il qu'en empêchant les hommes sérieux d'accepter le rôle de témoins, il donne ce mandat à ces gens qui font des procès-verbaux pour avoir des réclames à un cadavre les dix lignes, M. Hérold sait-il qu'il va fermer ces écoles où les Vigeants donnent aux jeunes gens la force et la souplesse. Écoles où les premiers élèves sont ceux qui se battent le moins et d'où le duel sort plus élégant, plus rare et moins dangereux.

On a remarqué que toute société, où le duel est toléré, est une société polie. C'est pour leur apprendre le respect d'eux-mêmes que les règlements militaires envoient sur le terrain les soldats qui se sont battus à coups de poing. On sait que le soldat, sans aucun doute en souvenir de son grand-père le Gaulois qui se déshabillait entièrement pour le combat, se bat nu jusqu'à mi-corps. Les officiers

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