‹ Le Dumping-Syndrome des Gastrectomisés: Contribution à l'Étude de son MécanismeChapitre 3 sur 10 · SYNDROMES ENTRANT DANS LA SPHÈRE DES TROUBLES MÉCANIQUES · texte numérisé non relu

SYNDROMES ENTRANT DANS LA SPHÈRE DES TROUBLES MÉCANIQUES

Ce sont des troubles importants, parfois très graves, d'ordre dyspeptique, que Mme DuMonTt- RuyrErs (1947) constate chez un quart environ des gastrectomisés.

À — Dumping-Syndrome. — Mix a décrit, en 1922, sous le nom de « Dumping-Syndrome », un syndrome précoce survenant 15 jours environ après l'intervention à l’occasion d’un premier repas de composition normale ou subnormale. Ce syndrome se compose de troubles d’intensité variable, se manifestant dès les deivières bouchées ou quelques minutes après la fin du repas. Ces troubles (lipo-.

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thymie, sueurs froides, palpitations) semblent dus à l’irritation des terminaisons nerveuses d’une paroi Jéjunale distendue par l’arrivée brutale et massive d'aliments dont le passage n’est plus freiné par la barrière pylorique. Ils sont calmés par la positon couchée Les anastomoses larges, type PoLya, favoriseraient ces troubles (Lucien LÉGER). Pour Mme DumonrT-Ruyrers, ils sont surtout conditionnés par un état de dystonie neuro-végétative antérieure à l'opération. La fréquence de ce syndrome varie suivant les statistiques de 5 à 15% des cas.

B — Syndrome du petit estomac. — On à décrit sous le nom de « syndrome du petit estomac » des troubles plus tardifs mais en réalité très proches du dumping syndrome par leur mécanisme ei leur symptomatologie. Le sujet, dès l’absorption d’un peu de nourriture, éprouve une sensation pénible de tension épigastrique avec pesanteur, ballonnement. Cet état se prolonge de une heure à une heure et demie. Le sujet accuse des irradiations douloureuses dans les hypochondres, les flancs, la région périombilicale; parfois, il vomit. Ces troubles s’apparentent au D. $. auquel ils sont fréquemment associés. Ils semblent relever d’une même cause : distension jéjunale. On les ohserve lors de l’alimentation jéjunale par sonde, avec une injection trop rapide et abondante.

L’excitation mécanique du jéjunum provoque des perturbations réflexes à distance : on a signalé des phénomènes de cardiospasme ayant pu nécessiter une réintervention (Rodino). Le retentissement sur l’économie peut être grave : désordre neuro-végétatif, sous-alimentation entraînant une chute de l’état général, facteur possible de tuberculose.

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C — Syndrome de l’anse afférente. — Le duniping-syndrome est le syndrome de l’anse efférente Un a décrit également un syndrome de « l’anse afférente ». Il se manifeste plus tardivement, quelques semaines ou quelques mois après l’intervention. Le malade se plaint de douleurs à type de torsion, et d’une sensation de plénitude. Ces signes sont surtout accusés après les repas. Ils sont bientôt suivis de régurgitations ou de vomissements électifs de bile, sans rejet d'aliments. Le malade ressent alors un bien-être immédiat.

Ces troubles ne sont pas dus à un obstacle mécanique. La réintervention, si elle a lieu, montre parfois une sitase ou une dilatation au niveau de l’anse afférente.

La novocaïnisation splanchnique améliore beaucoup ces malades. Il s’agit vraisemblablement d’une atonie de l’anse due à la section des fibres du pneumapastique : réaction nerveuse à prédominance sympathique chez des malades présentant une instabilité neuro-végétative. Ce mécanisme ne nous semble pas sans analogie avec celui du dumpingsyndrome, comme nous le montrerons plus loin.

Parmi les accidents d’ordre mécanique, nous citerons encore :

—— La sténose de la bouche.

— L’invagination de la bouche de gastrectomie. Une partie du jéjunum anastomosé peut s’invaginer dans l’estomac réalisant un tableau d’occlusion haute. |

— Les dilatations aiguës post-opératoires dont REILLY a démontré le mécanisme neuro-végétatif.

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