RENÉ
douloureux, la disparition de laortisme abdominal, le retour du sommeil. Depuis quatre années, aucun traitement n'avait pu assurer une telle amélioration dans l’état de ce malade. À Les résultats semblaient encourageants pour une tentative d'amélioration dns par une intervention chirurgicale sur les splanchniques. Mais le malade semble avoir conservé une phobie des actes chirurgicaux. Le même jour, après quelques heures de réflexion, il décide brusquement
de quitter l’hôpital et disparaît sans donner de ses nouvelles.
Cette observation nous emble intéressante à
plus d’un titre.
1. Il faut d’abord Dhicutrer la faillite totale de l'intervention chirurgicale, dans le cas de ce malade. Celui-ci est un véritable infirme. Depuis quatre ans, il n’a jamais pu HéPrEnOTe son travail. À cette incapacité ouvrière totale s’ajoute un
état d’anxiété et de détresse, entretenu par les dou-
leurs permanentes. Cet exemple, après bien d’au-
tres, illustre bien les déboires de la gastrectomie
partielle chez les dystoniques neuro-végétatifs.
2, Les caractères cliniques et surtout radiologiques de ce syndrome douloureux permettent de le considérer comme une forme particulière de dumping-syndrome. Notons tout de suite qu’il est difficile d’éliminer un facteur cholecystite secondaire ou associée, dans la symptomatologie de ce malade: Comme dans les cas étudiés par Machelia, ni l’hyperglycémie, ni lPhypoglycémie ne peuvent être mises en cause. L'origine de ces troubles semble bien résider dans l’évacuation trop rapide des aliments dans le grêle et ses répercussions jéjunales,
SAN A A Pate
3. Le tableau clinique est dominé par l’importance du facteur dystonie neuro-végétative, associé à un syndrome psychique nosophobique. Notre observation s’accorde avec celles des auteurs qui attribuent au terrain neuro-végétatif une importance primordiale dans l’existence des séquelles des gas- ‘trectomies, en particulier du dumping-syndrome.
4. L’examen radiologique nous fournit les constatations les plus importantes. Il nous révèle l’existence d’une véritable méga-jéjunum, limité à l’anse anastomotique efférente. Son analogie avec le méga-æsophage ou le méga-colon fait soupçonner un facteur sympathico-tonigue à l’origine de cette affection.