ACTE III, SCÈNE V
C'est la splendeur bourgeoise du cossu, ça
promet...
MÉRICOUftT.
Puis la mère a des principes solides! à quarante ans, elle a des scrupules! Depuis dix-huit mois, je
n'ai rien vu dans sa conduite qui ne soit très
convenable. As-tu le temps de conclure?
Je me suis mis en mesure. J'ai gagné hier au club de quoi faire les choses très bien pour la corbeille : je donnerai quelque chose, et je devrai le reste...
MÉ RI COURT
Sans me compter, à quoi montent tes dettes?
Une bagatelle ! Cent cinquante mille francs que mon beau-père fera réduire à cinquante mille ! Il me restera donc cent mille francs, et c'est de quoi lancer une première affaire. Je l'ai toujours dit : je ne deviendrai riche que lorsque je n'aurai plus le sou.
MÉRICOURT
Mercadet est un homme fin, il te questionnera • sur ta fortune, es-tu bien préparé?
iU LE FAISEUR.
DE LA BRIYE.
N'ai-je pas la terre de la Brive ? trois mille arpents de terre dans les Landes, qui vaut trente mille francs, hypothéquée de quarante-cinq mille, et qui peut se mettre en action pour en extraire n'importe quoi, au chiffre de cent mille écus?... Tu ne te figures pas ce qu'elle m'a rapporté, cette terre !
MÉRICOURT
Ton nom, ta terre et ton cheval sont à deux fins.
Pas si haut!
MÉRICOURT
Ainsi, tu es bien décidé?...
Dtt LA BRIVE.
D'autant plus que je veux être un homme politique...
MÉRICOURT
Au fait, tu es bien assez habile pour cela.
Je serai d'abord journaliste.
MÉRICOURT
Toi, qui n'as pas écrit deux lignes.
Il y a les journalistes qui écrivent et ceux qui