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ACTE III, SCÈNE VIII

de la Brive-. elle est dans ma famille depuis cent cinquante ans, et n'en sortira jamais, je l'espère.

MERCADET

Aujourd'hui peut-être vaut-il mieux avoir des capitaux. Les capitaux sont sous la main. S'il éclate une révolution, et nous avons vu bien des révolutions, les capitaux nous suivent partout: la terre, au contraire, la terre paie alors pour tout le monde, elle reste là comme une sotte à recevoir les impôts, tandis que le capital s'esquive. Mais ce ne sera pas un obstacle. Quel est son importance?

DE LA BMVE.

Trois mille arpents, sans enclaves.

MERCADET

Sans enclaves?...

MÉRICOURT

Que vous ai-je dit?

MERCADET

Monsieur!...

Un château..

Monsieur!...

MERCADET

Des marais salants qu'on pourrait exploiter dès

que l'administration voudra le permettre, et qui alors donneraient des produits énormes!...

MERCADET

Monsieur!... pourquoi nous sommes-nous connus si tard!... Cette terre est donc au bord de la mer?...

A une demi-lieue.

MERCADET

Elle est située?...

MÉR1COURT.

Près de Bordeaux.,.

MERCADET

Vous avez des vignes?...

DE LA RRIVE.

Non, monsieur, non heureusement, car on est très-embarrassé de placer ses vins; et puis la vigne veut tant de frais!... Non, ma terre exige peu de frais. . . . Elle fut plantée en pins par mon grand-père, homme de génie qui eut l'esprit de se sacrifier à la fortune de ses enfants... Ah! j'ai le mobilier que vous me connaissez...

Monsieur, un moment!. . Un homme d'affaires met les points sur les i. ,

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