SCÈNE IV
m’arriver subitement ! Et voilà une embrassade bien singulière!
MARCELIN, entraînant le sac.
Ce sac est large et long, et je m’en servirai. (Il sort par la porte à gauche .)
babet, tremblante aussi.
Comment! ce baiser ne vient pas de toi?
bastien. '
Donne-moi le bras! J’ai une faiblesse dans les jambes.
babet, le prenant par le bras.
- Viens, viens, rasseyons-nous.
bastien.
Oui, ça va se passer.
(Ils se laissent aller, et le sac étant ôté, ils tombent a terre à la renverse.)
TRIO. (Marcelin écoute de temps en temps.) bastien.
Ah 1 , c’est de la magie!
I)e la sorcellerie !
BASTIEN
D’où vient, tout ce mic-mac?
BABET
, Bonsoir à notre sac ! ' '
Ensemble, se relevant.
Oh ! c’est de la magie,
De la sorcellerie!
Bonsoir h notre sac !
Bonsoir à notre sac !
BABET
Qui nous fait cette niche?
BASTIEN
. Un lutin qui nous triche!
BABET
Qu’en dis-tu?
BASTIEN
Qu’en dis-tu?
BABET
Disparu !
BASTIEN
Disparu !
( Grand coup de tonnerre rapproché. Eclairs.)
BASTIEN
Allons! nouveau tonnerre!
Il prend bien son moment!
babet, avec effroi.
Ah! faisons ma prière;
C'est cela justement !
BASTIEN
Que dis-tu, mon enfant?
BABET
Nous y voilà!
BASTIEN
Comment?
BABET
. Nous y voilà !
BASTIEN
Comment?
babet, h son oreille.
Ce fut par un orage . . • Que le premier lutin
Vint faire son tapage , Et rôder au moulin !
Et sa voix menaçante.
Et sourde et gémissante,
Au meunier tout tremblant Répéta lentement!...
BASTIEN
Au meunier tout tremblant Répéta lentement?...
babet, gonflant sa voix.
Hou ! voleur de l'église !
Hou ! liou ! hou ! hou ! hou ! hou !
Va payer sans remise,
Où je te tords le cou !
Ensemble.