ACTE I, SCEXE II
LA COMTESSE EPERJE5
Mon enfant, tu n'as pas vu M'" de Tournus,
ilARGIT
Non, je n'ai vu que toi. (Elle tend la main il M"" de Tournas.)
MADEMOISELLE DE TOl'RXUS
Bonjour, ma chère Margit. Votre père se porte bien ?
LA COMTESSE El'ERJEs
C'est juste, les convenances exigept que je te demande aussi de ses nouvelles.
ilAKUIT
Il a failli être tué hier matin.
MADEMOISELLE DE TOUKXLS
Dieu !
LA COMTESSE ErERjES, à M"-' .Lu Tuurnu».
Qu'est-ce que je vous disais? Il ne s'en fallait que d'une carte... (A Maririt.j Est-ce qu'il est encore très malade ?
MARGIT
Il n'est pas malade : il a failli être tué.
LA COMTESSE EPERJES
Comment ?
MARGIT
Je pensais que tu serais déjà au courant.
Tu n'as donc pas lu les journaux de ce matin ?
LA COMTESSE EPERJES
Chaque fois que j'avise dans mon Gaulois une dépêche datée de Budapest, je passe.
MARGIT
Eh bien, tu te prives. Pour l'instant, le régime parlementaire y bat son plein.
On se croirait en France. Chaque séance nous vaut cinq ou six duels au sabre.
LA COMTESSE EPERJES
Eperjes s'est battu! Raconte-nous ça.