ACTE III, SCKNE VIT
MARUET, avec un ^n
Quelle idée !...
EUUÏ
Kt puis à rester l;i...
Ah ! aujourd'hui il a raffiné, c'est son chef-d'ouivre. Il nous a emportés, il nous a étourdis pendant deux heures. Il nous a grisés de vitesse, de grand air, de printemps. Il nous a promenés à travers des quartiers inconnus. Tout nous paraissait possible ])arce que... nous ne savions plus où nous étions...
MARGIT
Oui...
EDDÏ
I! nous a trouvé lui-même un abri, il nous y a conduits par la main... Et au moment de nous y laisser seuls, d'un mot
2o8 LE FXrBOURG
sec il nous a rappelés à la réalité ! (Silence.) Kh bien, c^est peut-être très drôle, mais ce coup-ci je crois qu'il a dépassé le but... D'abord... parce que... encore une fois...
nous voilà bien... seuls...
MARGIT
Oh!...
liDDY
Va puis... ici... j'ose... Ailleurs... dans le décor de notre monde et de notre habitude... jamais le mot net, décisif, trop brutal ne m'aurait échappé... Plus que les personnes présentes ou voisines... les choses... les objets... m'auraient... gêné... Ici... rien ne me gêne. Il y a des êtres de condition inférieure qui ne comptent pas, qui ne sont pas des hommes, devant qui on ferait n'im])orte ({uoi... Il y a aussi des choses... qui no comptent pas...
MARCilT
Oh!...
Ici, je peux parler... ici seulement...