FIN
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(*) Le Faust de Marlowe a été imprimé cinq fois dans le xvii® siècle, en 4604, en 4616, en 4624, en 1634, en 4663. Aucune de ces éditions n'indique de divisions scéniques. Il en est des pièces de Marlowe comme de3 pièces de Shakespeare. Marlowe, pas plus que Shakespeare, n*a réglé arbitrairement l'action ; il ne Ta pas soumise à la règle classique des cinq actes ; il Ta laissée se développer à son aise dans les conditiens de la nature et de la logique. Nous n'avons donc pas cru devoir, à l'exemple des éditeurs modernes, établir dans le drame anglais des divisions qui ne sont pas dans l'édition originale, et nous nous sommes borné à indiquer sommairement les changements de lieu, indications indispensables à l'intelligence de4'œuvre que nous traduisions.
210 FAUST. ■ •'
(') Malgré Texcellente éducation universitaire qu'il avait reçue, Marlowe n'était pas plus infaillible que cet ignorant sublime, qui a fait le Conte d'Hiver, Dans le Conte d'Hiver, Shakespeare met la Bohême au bord de la mer. Ici, Marlowe ôte Rhodes à la Méditerranée et la donne à TAllemagne. L'erreur est aussi grossière, et les pédants ne manqueront pas d'en rire. Mais qu'importe après tout I L'art n'est pas la science : il est toujours vrai lorsqu'il est beau. Les fautes de géographie ne retirent pas le talent à l'auteur de Fausty ni le génie à l'auteur i'Hamlet. Ne faut-il pas accorder quelques privilèges à Fîmagination ? On a peut-être le droit de faire pousser des palmiers dans la forêt des Ardennes et de faire tirer le canon par le roi Jean quand on s'appelle Shakespeare. La légende allemande de Widmann fait naître Faust à Weimar. L'histoire le fait naître à la fois dans le pays d'Anhalt, dans la Souabe et dans le Brandebourg. Toutes ces contradictions des savants doivent, il nous semble, les rendre indulgents, et nous pensons qu'ils feront bien de pardonner k Marlowe d'avoir fait naître Faust dans une ville imagiiaftire' d'Allemagne.
(*) Voici ce que* dit, sur la parenté de- B^ubI^ la-I*-
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gendè^db'WîAnann. Nous citons la remarquable traduction de Palma Cayet :
« Le docteur Fauste fut fils d'un paysan natif de » Veinmar sur le Rbod, qui' a eu une grande parenté » à Wittenberg, comme il y a eu de ses ancêtres gens » de bien et bons chrétiens ; même son onclCi qui de- » meura à Wittenberg et en fut bourgeois fort puis- » sant en biens, qui éleva le docteur Fauste et le tint » comme son fils; mais parce qu'il était sans héri- » tiers, il prit ce Fauste pour son fils et héritier, et le » fit aller à l'école pour étudier en la théologie; »
{*) Faust cite ici la traduction» latine que saint Jérôme fit de la Bible au iv® siècle, et qui' est, restée célèbre sou& le nom de Vulgate. II faut supposer, pendanttout ce monologue, que Faust a sous là? main une foule d'in-folios qtfîl- prend et rejette successive^ ment après en avoir lu quelques lignes.
(') Toute C8tte*premîère: scène où Faustyiissis dans son laboratoire,, passe en revue toutes, les sciences et fibiMpar se vouer à; la nécromancie^ a. été) imitée par GœlhB ; maifr Fimitatlou, selon nous, est loin d'avoir, le fflou»?ement et la réalité du. modèle: Pou» que- le lecteur puisse^en jugée par luitrmjème^ noué dtemms
242 FAUST
Tœuvre de Goethe d'après la traduction de Gérard de Nerval :