‹ Le Faust de GoetheChapitre 104 sur 166 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

hoinincs racontent si volontiers à la ronde, mais que n'entend pas volontiers celui dont riiistoirc, toujours croissante, finit par devenir le tissu d'un conte.

Lk choeur. Ne dédaigne point, ô noble femme, la possession glorieuse du plus haut bien ! car le plus grand bonheur t'est accordé à toi seule, la gloire de la beauté qui s'élève au-dessus de toutes. Le héros a son nom qui retentit devant lui, c'est pourquoi il marche superbe. Cependant l'homme le plus inflexible sent son esprit ployer devant la beauté qui dompte tout.

Hélène. Bien ! avec mon époux j'ai abordé ici, et maintenant je le précède dans sa ville, par son ordre. Cependant, quel sentiment l'anime? je ne le devine point. Yicns-je ici en épouse? en reine? en victime destinée à payer pour l'amère douleur du prince et pour l'adversité des Grecs si longtemps endurée? Suis-je conquise ou prisonnière? je l'ignore, caries immortels m'ont réservé une renommée, un destin équivoques, satellites fatals de la beauté, qui par leur présence sombre et menaçante m'obsèdent jusque sur ce seuil. Déjà, dans le navire creux, l'époux ne me regardait qu'à de rares intervalles; aucune parole bienfaisante ne sortait de sa bouche. Il était assis vis-<à-vis*de moi, comme s'il méditait le malheur; et puis, arrivés dans la baie profonde de l'Eurotas, l'éperon des premiers navires saluant à peine le rivage, il dit, comme animé par la Divinité : « Ici mes guerriers descendent dans l'ordre, je les passe en revue sur la côte de la mer. Mais toi, va plus loin ; suis le rivage abondant en fruits de l'Enrôlas sacré, dirigeant les coursiers sur la splendeur de la prairie humide, jusqu'à ce que tu atteignes à la riche plaine où Lacédémone, — jadis un champ vaste et fertile entouré d'un cercle rapproché de montagnes sévères, — où Lacédémone fut bâtie. Pénètre ensuite dans la maison royale fortifiée, et passe en revue les servantes qne j'y laissai, ainsi que la prudente et vieille ménagère. Qu'elle te montre le riche amas des trésors que ton père laissa et que moi-même, dans la guerre et dans la paix, augmentant toujours, j'ai entassés. Tu trouveras toute chose dans l'ordre, car c'est la prérogative du prince de tout retrouver exactement à son retour, toute chose encore à i:i place où il l'a laissée : le serviteur n'ayant pas le pouvoir de rien changer par lui-même. »

Le choeur. Rafraîchis maintenant dans ce magnifique trésor, toujours augmenté, les yeux et ta poitrine. Car la parure des chaînes, l'ornement de la couronne, reposent là superbes, et s'imaginent être quelque chose. Entre et provoque-les, ils seront vite sous les armes. Je me réjouis de voir la beauté livrer combat à l'or, aux perles, aux pierres précieuses.

Hélène. Ainsi continua la parole souveraine du maître :

«Lorsque tu auras tout visité selon l'ordre, prends autant de trépieds que tu crois nécessaire, et les différents vases que le sacrificateur a besoin d'avoir sous la main, accomplissant le rite sacré; les chaudières et les coupes, comme aussi le cylindre. Que l'onde la plus pure des sources sa-

crées soit enfermée dans de hantes crnches ; en ontre, tiens là près dn bois sec, rapidement accessible à la flamme. Ou'nn coiitean bien affilé ne manque pas; je remets tout le reste à tes soins. » 11 dit, me poussant à me séparer; mais son ordre ne me désigne rien d'une baleine vivante qu'il veuille immoler pour bonorcr les Olympiens. Ceci mérite qu'on y pense; pourtant je ne m'en inquiète pas davantage, et que tout demeure entre les mains des dieux puissants qui accomplissent ce qui convient à leur volonté! Que les hommes le prennent bien ou mal, c'est à nous, mortels, à nous résigner. Déjà plus d'une fois, le sacrificateur leva, dans le moment de la consécration, la hache lourde sur la nuque de l'animal courbé vers la terre, sans pouvoir consommer l'acte, empêché qu'il fut par l'intervention de l'ennemi proche ou de la Divinité.

Le choeur. Ce qui arrivera, tu ne te l'imagines point. Reine, dirige-toi là avec courage ! Le bien et le mal arrivent inattendus à l'iiomme; même lorsqu'on nous l'annonce, nous n'y croyons pas. Troie a brûlé ; nous avons vu la mort devant nos yeux, la mort ignominieuse. Et ne sommesnous pas ici tes compagnes, te servant avccjoie? ne contemplons-nous point le soleil éblouissant du ciel et ce qu'il y a de plus beau sur la terre : toi ! nous bienheureuses?

Hélène. Qu'il en soit ce qu'il en doit être ! Quelque destin qui m'attende, il me convient de monter sans retard dans la maison royale qui, longtemps désertée et bien regrettée, et presque perdue, s'élève encore devant mes yeux, je ne sais comment. Mes pieds ne me portent plus si vaillamment en haut des degrés élevés que je franchissais dans mon ardeur enfantine.

Le choeur. Rejetez, ô mes sœurs, stristes captives , toutes douleurs au loin ! partagez le bonheur de la souveraine , partagez le bonheur d'Hélène qui, vers le foyer de la patrie, d'un pied tardif à revenir, mais d'autant plus ferme, joyeusement s'avance !

Louez les dieux saints, favorablement réparateurs, les dieux prolecteurs du retour! Celui que l'on délivre flotte comme sur des ailes au-dessus des plus âpres sommets, tandis que vainement le captif, en proie à ses désirs, étend les bras et se consume au-dessus des murailles du cachot.

Mais un dieu l'a prise, l'exilée, et des ruines d'Iliou l'a rapportée ici dans l'antique maison de ses pères, nouvellement parée, pour qu'après d'indicibles joies et tourments, ravivée, elle se souvînt des premiers temps de sa jeunesse. ^

Pantalis, coryphée. Laissez mainlcnanl les joyeux sentiers du chant, et tournez votre regard vers les ailes de la porte! — Que vois-je, sœurs? La reine ne revient-elle pas vers nous dans l'émotion d'un pas impétueux? Qu'est-ce, grande reine? Qu'as-tu donc, dans les vastes salles de ta maison, au lieu du salut des tiens, pu rencontrer d'effrayant? Tu ne saurais le cacher, car je vois ton déplaisir sur ton front, une noble colère qui lulle avec la surprise.

DEUXlfeMli FA KHK. 27.-^

Hélène, émue, laissant ouverts les battants de la porte. La crainte vulgaire ne convient pas à la fille de Jupiter, et la main légère d'un clTroi passager refflcurc à peine ; mais l'épouvante qui, sortie dès le principe du sein de l'antique nuit, l'ait irruption sous mille formes, comme les nuages embrasés sortant du gouffe de feu de la montagne ; — cette épouvante ébranle la poitrine du béros lui-même. Ainsi aujourd'bui, les affreuses puissances du Styx m'ont désigné le pas de la maison, afin que, semblable à un bote qu'on cbasse, je fusse réduite àm'éloigncr d'un seuil souvent franchi, et vers lequel j'ai longtemps soupiré. Mais non! je me suis enfuie à la lumière, et vous ne me cbasserezpasplusloin, puissances, qui que vous soyez! Je veux tenter un sacrifice, pour qu'après la purification la flamme du foyer salue l'épouse à l'égal de l'époux souverain.

Le choeur. Découvre, noble femme, à tes servantes qui t'assistent avec respect, ce qui t'est arrivé.

Hélène. Ce que j'ai vu, vous le verrez vous-mêmes de vos propres yeux, à moins que l'antique nuit n'ait englouti aussitôt son œuvre dans le sein de ses profondeurs, d'où s'écliappent les prodiges ; mais, pour que vous le sacbiez, je vous le dis à baute voix : Comme je traversais d''un pas solennel le vestibule austère de la maison royale, songeant à mes nouveaux devoirs, le silence de ces pieux déserts m'étonna. Ni le bruit sonore des gens qui vont et viennent ne frappa mon oreille, ni le travail empressé et vigilant mon regard; aucune servante ne m'apparut, aucune ménagère, de celles qui jadis saluaient amicalement chaque étranger. Cependant, comme je m'approchais du foyer j'aperçus, près d'un reste attiédi de cendre consumée, assise sur le sol, je ne sais quelle grande femme voilée, dans l'attitude de la pensée plutôt que du sommeil. Ma voix souveraine l'invite au travail, car je la prends d'abord pour une servante placée là par la prévoyance de mon époux ; mais elle demeure impassible, enveloppée dans les plis de sa tunique. A. la fin seulement, elle élève, sur ma menace, son bras droit, comme pour me chasser de l'âtre et de la salle. Irritée, je me détourne et monte les degrés qui conduisent à l'estrade où le thalamos s'élève tout paré, près de la salle du trésor. La vision, elle aussi, se dresse, et, me fermant le chemin d'un air impérieux, se montre à moi dans sa grandeur décharnée, l'œil creux, terne et sanglant, comme un spectre bizarre qui trouble la vue et l'esprit... — Mais je parle en vain, car la parole ne dispose pas de la forme en créatrice. Voyez vousmêmes ! elle ose se risquer à la lumière! Ici nous régnons jusqu'à l'arrivée de notre maître et roi. Phébus, l'ami de la beauté, repousse bien loin dans les ténèbres les hideux, fantômes de la nuit, ou les dompte.

PHORKIAS, s'avançant sur le seuil enlre les piliers de la porte.

Le CHOErR. J'ai vécu beaucoup, quoique ma chevelure flotte blonde autour de mes tempes; j'ai vu bien des scènes d'horreur : les fléaux de la guerre, la nuit d'Ilion lorsqu'elle tomba.

Au milieu des nuages de poussière où s'enlrc-choquaient les guerriers, j'ai entendu les dieux appeler d'une voix terrible; j'ai ouï le cri d'airain de la Discorde résonner à travers la plaine du côté des murailles.

Ilélas ! elles étaient debout encore, les murailles d'ilion ; cependant l'ardeur de la flamme gagnait déjà de proche en proche, s'élendant çà et là, par le vent de sa propre tempête, sur la sombre cité.

J'ai vu en fuyant, à travers la fumée et la braise, à travers les tourbillons de la llamme aux mille langues, s'avancer les dieux courroucés; j'ai vu cheminer des formes étranges, gigantesques, au milieu des vapeurs épaisses que la clarté illuminait de toutes parts ^

Si j'ai vu cette confusion, ou si mon esprit, en proie aux angoisses, se l'est figurée, jamais je ne le pourrai dire ; mais qu'à présent je contemple ce monstre avec mes propres yeux, oh ! de cela je ne doute plus. Je le toucherais de la main si la crainte du danger ne me retenait !

Laquelle des fdles de Phorkys es-tu donc? car je te suppose de cette race. Es-lu l'une de ces grâces nées décrépites, qui n'ont pour trois qu''une dent et qu'un œil quYdles se passent à tour de rôle?

Oses-tu, monstre, te montrer auprès de la beauté, te montrer à l'œil de Phébus qui s'y connaît? N'importe, avance toujours, il ne regarde pas la laideur, de même que son œil sacré n''a jamais vu Tombre.

Mais nous, mortelles, hélas ! une triste fatalité condamne notre vue à ces indicibles souffrances, que l'aspect du laid et de l'ignoble réveille chez les amants du beau.

Entends donc, loi qui nous braves insolemment, entends la malédiction, entends l'invective et la menace sortir de la bouche ennemie des bienheureuses formées par les dieux !

Phorkyas. C est une vieille parole dont le sens demeure toujours profond et vrai : que la Pudeur et la Beauté ne vont jamais ensemble, la main dans la main, parles verts sentiers de la terre. En toutes les deux habite une haine antique profondément enracinée. Quel que soit le lieu où elles se rencontrent, chacune tourne le dos àPautre, et poursuit après cela sa route de plus belle, la Pudeur affligée, la Beauté arrogante et superbe, jusqu'à ce que la nuit creuse de TOrcus les environne enfin, si r.âge auparavant ne les a domptées. Quant à vous, effrontées, affublées de toule l'arrogance de l'étranger, je vous trouve pareilles à Tessaim bruyant et rauque des grues qui file en long nuage dans les airs, et, d'en haut, envoie ses croassements, dont les sons forcent le voyageur silencieux à lever la tète; les grues passent leur chemin, lui va le sien : ainsi il en sera de nous.

Qui donc ctes-vous, vous qui, semblables à des Ménades furieuses, semblables à des femmes ivres, osez porter le trouble dans le palais sublime du roi? Qui donc ètcs-vous, vous qui aboyez à la servante de la maison

' Le chœur chante l'cpoiivante de la ruine de Troie. Nuit lainontahlc au sein de la(juelle dos divinités formidables apparurent, Éris, par exemple. (Voir le récit d'Homère dans V Iliade.)

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comme le troupeau des chiens à la lune? Pensez-vous que j'ignore à quelle race \ous appartenez? — Jeune engeance enfanléc dans les guerres, élevée dans les conijjals, luxurieuse, en même lemps séduite et séductrice, énervant à la fois la force du guerrier et du citoyen ! — A vous voir ainsi par groupes, on dirait un essaim de sauterelles abattu sur les jeunes moissons! — Vous dissipatrices du travail étranger, gourmandes, lléaux de la prospérité naissante; — marchandise enlevée, vendue au marché, troquée !

Hélène. Réprimander les servantes en face de la maîtresse, c'est usurper les droits de la maison ; car à la souveraine seule il convient de distribuer la louange et le châtiment. Je suis contente des services qu'elles m'ont rendus lorsque la force sublime d'Ilion fut assiégée, et tomba et périt, et non moins lorsque nous supportâmes les peines communes de la vie errante, où chacun tire à soi. Ici encore je compte sur l'alerte troupeau. Le maître ne demande pas ce qu'est l'esclave, mais seulement comment il sert : c'est pourquoi je t'ordonne de te taire, et de ne pas les railler plus longtemps. As-tu bien gardé la royale maison à la place de la souveraine? cela servira à ton honneur; mais à présent elle-même revient, et c'est à toi de lui céder le pas, afin de ne point recueillir le châtiment au lieu de la récompense méritée.

Phorkyas. Menacer les hôtes de la maison demeure un droit illustre que la noble épouse du souverain aimé des dieux s'est acquis par de longues années d'un gouvernement sage. Ainsi donc, puisque, maintenant reconnue, tu viens de nouveau t'emparer de ton antique rang de reine et de maîtresse, saisis les renés dès longtemps relâchées; gouverne maintenant, prends possession du trésor et de nous. Mais, avant tout, protégemoi, moi la plus vieille, contre ce troupeau de filles qui, près du cygne de ta beauté, ne sont guère que des oies mal empennées et babillardes.

La coryphée. Que la laideur se montre laide auprès de la beauté î

Phorkyas. Que la sottise paraît sotte auprès de la raison !

fA partir de ce inüiiicnt, les Cliorétidcs i-épli([ueiit en sortant des rangs.)

Première CH0RÉTn)E. Parie-nous de l'Erèbe ton père, parle-nous de ta mère la Nuit.

Phorkyas. Et toi, parle de Scylla, ton cousin germain.

Deuxième chokétide. Les monstres peuplent ton arbre généalogique.

Phorkyas. Al'Orcus! va chercher là ta parenté.

Troisième chorètide. Ceux qui l'habitent sont tous trop jeunes pour toi.

Phorkyas. Va faire la galante auprès du vieux ïirésias.

Quatrième chorètide. La nourrice d'Orion est ta petite-nièce.

Phorkyas. Les Harpies, je suppose, t'ont élevée dans la souillure.

Cinquième chorètide. Avec quoi nourris-tu celte maigreur si bien entretenue?

PiiüRKYAs. A coup sùi-, CO u'usl pas avec lachairqiie tu convoites tant. Sixième ciiokétide. Toi, tu ne peux être avide (jue de cadavres, cadavre repoussant toi-même.

PiiORKYAS. Des dents de vampire brillent dans ta gueule arrogante. La coryphée. Je fermerai la tienne si je dis qui tu es.

Phorkyas. Nomme-tqi la première, et il n'y aura plus d'énigme.

Hélène. Je m'avance entre vous sans colère, mais avec affliction, et vous interdis la violence d'un pareil débat. Rien n'est plus fatal au souverain que la colère, alimentée en secret, de ses fidèles serviteurs ; l'écbo de ses ordres ne lui revient plus alors barmonieusemcnt dans Paclion accomplie avec rapidité; bien des voix rebelles grondent autour de lui, qui, éperdu, réprimande en vain. 11 y a plus encore : dans votre colère effrénée, vous avez évoqué des images funestes qui m'environnent tellement, qu'il me semble, en dépit des plaines vertes de ma patrie, que je suis entraînée vers rOrcus. Est-ce un souvenir? Elait-ce une illusion? Etais-je tout cela, le suis-je, le serais-je, le serai-je un jour, le rêve et le fantôme de ces destructeurs de villes? Les jeunes filles tressaillent; mais toi, la plus vieille de toutes, que ton sang-froid n'a pas abandonnée, réponds, et que tes discours soient intelligibles.

Puorkyas. a celui qui se souvient du bonbeur varié dont il a joui pendant de longues années, à celui-là la faveur des dieux finit par sembler un songe ; mais toi, favorisée sans mesure, tu n'as trouvé dans le cours de ta vie que des amants poussés parle désir aux plus téméraires entreprises. Déjà Tbésée, en son ardeur avide, te convoita de bonne beure, Tbésée, puissant comme Hercule, un noble et beau jeune homme!

Hélène. H m'enleva, moi, biche svelte de dix ans, et le bourg d'Aphidné ' dans l'Attique me reçut.

Phorkyas. Délivrée bientôt par Castor et PoUux, tu fus courtisée par une troupe choisie de héros.

Hélène. Cependant ma faveur secrète, je l'avoue volontiers, Patrocle, image de Pelée, sut entre tous se la concilier"'.

Phorkyas. Mais la volonté de ton père t'unit à Ménélas, à la fois navigateur hardi et gardien du foyer domestique.

Hélène, il lui confia sa fille, et lui confia radniinislration de son royaume; le rejeton de cet hyménée fut Hermione.

' Apliidné, ))ourg de l'Aui(|uc, ([u'oii ne trouve guère que dans les jilus anciennes géographies, prend son nom d'Apliidnus, roi d'AUiquc. — Ce l'ut à lui et à sa mère .Etlu-a que Tliésée confia Hélène lorsqu'elle n'avait encore que sept ans, selon PIutar(|iie, et dix scion Diodore. (Plut., Tlics.; Diod., Siculus, i.iii.)

2 Selon Pausanias, Achille céda, lui aussi, à la fascination irrésistible d'Hélène , qui l'aima comme l'idéal de la beauté \irile, et se livra plus lard à Patrocle, en souvenir du héros. Cependant, c'était la destinée des amants de la fille du Cygne de la perdre bicn(ùt. Achille dut s'y soumettre ; mais on raconte qu'étant mort, une nuit, n'y tenant plus, il s'échappa du rovaumc des ombres et \int surprendre Hélène dans son sommeil. Euphorion naquit des ineil'ablcs voluptés de cette scène, que la Mythologie place dans les îles des bienheureux, Tiroù u.ay-âpwv.

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