DEUXIÈME PARTIE. '2H
pondant, pour plus de sûreté, essayons dès à présent; le dialogue l'attire et le provoque.
Hélène. Dis, que dois-je faire pour parler une langue si belle?
Faust. C'est facile, pourvu que cela vienne du cœur ; et lorsque la poitrine déborde de désirs, on regarde autour de soi, et l'on cherche.
Hélène. Qui partage notre trésor?
Faust. Désormais l'esprit ne regarde ni en avant, ni en arrière : le présent seul...
Hélène. Est notre bonheur.
Faust. Trésors, conquêtes, possessions, qui donnera le gage?
Hélène. Ma main.
Le choeur. Qui oserait blâmer notre princesse de se montrer agréable envers le maître du château? car avouez que nous sommes captives comme nous ne l'avons été déjà que trop souvent depuis la chute fatale de Troie et nos courses aventureuses. Les femmes habituées à l'amour des hommes acceptent sans choix, mais s'y connaissent, et, comme aux pâtres blonds, ainsi aux faunes bruns et crépus, selon que l'occasion se trouve, elles accordent sans réserve un droit égal sur leurs membres palpitants. Unis ensemble, de plus en plus ils se rapprochent ; appuyés l'un sur l'autre, épaule contre épaule, genou contre genou, la main dans la main, ils se bercent sur la molle splendeur du trône. La majesté laisse ses joies secrètes se manifester aux yeux du peuple.
Hélène. Je me sens si loin, et cependant si près! et répète si volontiers: Là je suis, oui, là !
Faust. Je respire à peine, ma parole tremble, hésite : c'est un rêve : le jour et le lieu ont disparu !
Hélène. \\ me semble avoir vécu et cependant revivre, enveloppée en toi, fidèle à l'inconnu.
Faust. N'analyse pas cette destinée singulière : vivre, c'est le devoir, ne fût-ce qu'un moment.
Phorkyas, entrant avec véhémence. Vous épelez dans l'alphabet d'amour, vous effleurez les sentiments, et vous vous oubliez dans ces fainéantises; mais ce n'est pas le temps de tout cela. Ne sentez-vous pas un orage s'approcher? n'entendez-vous pas les clairons retentir? Votre ruine s'avance. Voici venir Ménélas dans un torrent de peuple; préparez-vous à soutenir un rude assaut ! Kntouré de la troupe des vainqueurs, mutilé comme Déiphobe, tu payeras cher ce cortège de femmes! Toute cette folle engeance une fois pendue, la hache se lèvera sur l'autel pour leur maîtresse.
Faust. Interruption téméraire ! elle entre hideuse. Même dans le danger je hais l'impétuosité maladroite. Le plus beau messager, une nouvelle de malheur l'enlaidit; toi, odieuse, tu n'apportes volontiers que de mauvais messages. Mais, cette fois, tu ne réussiras pas. Emplis les airs de ta parole
creuse ! Il n'y a pas de danger ici, et même le danger ne semblcrail qu'une vaine menace.
(Signaux, explosions sur les tours ; fanfares et cymbales ; musi([uc guerrière ; une armée imposante dcfilc.)
Faust. Non, tu vas voir sur-le-cliamp rassemblée la phalange indivisible des héros; celui-là seul mérite la faveur des femmes, qui sait les proléger vaillamment.
(Aux chefs qui sortent des colonnes et s'approclient.)
Vous dont l'ardeur soutenue et profonde vous assure la victoire, vous • Heur juvénile du Nord, vous force charmante de l'Est.
Bardés de fer, d'armes étincelantes ; troupe qui a mis en poudre empire sur empire! Ils s'avancent, la terre tremble; ils passent, elle gronde encore.
Nous abordons à Pylos, et le vieux Nestor n'est plus. Toutes ces chétives alliances de roi, notre armée indomptable les brise.
Repoussez à l'instant Ménélas de ces murs, et le chassez vers la mer! qu'il erre, qu'il pille en vrai corsaire! c'était son goût et sa destinée.
La reine de Sparte m'ordonne de vous saluer ducs ; qu'elle soit souveraine de la vallée et de la montagne; à vous la conquête du royaume !
Toi, Germain, va défendre, en les fortifiant, los baies de Corinthe ; à toi, (loth, je commets le salut de l'Achaïe aux cent gouffres.
Que l'armée des Francs se dirige vers Elis; que Messine soit la part du Saxon ; que le Normand purge les mers et fonde Argolis!
Alors chacun aura son royaume, et pourra tourner au dehors ses forces et sa foudre. Ce})endant Sparle trônera sur vous tous, Sparte, l'antique cité de la reine.
Elle sera heureuse de vous voir les uns et les autres jouir d'un pays auquel nul bien ne fait défaut. Venez chercher avec confiance à ses pieds rinvestilure, le droit el la lumière!
(Faust descend; les chefs se forment en cercle autour de lui pour prendre ses ordres et ses instructions.)
Le ciioiiiK. Que celui qui prétend posséder la plus belle avise avant tout à se tenir armé prudemment; il s'est acquis par sa courtoisie lo plus doux trésor de la terre, mais ne peut jouii' en paix de sa conquête; les tlalteiirs la lui disputent j)ar la flatterie, les ravisseurs par la force ; <{u'il se garde des uns el des autres!
Ainsi je chante notre prince, el l'estime ])lus haut que tous, lui qui a su s'entourer d'alliances si imposantes que les puissants eux-mêmes attendent ses volontés avec respect; ils accomplissent ses ordres fidèlement, el tous s'en trouvent bien. Du prince ils ont la reconnaissance, et partagent sa gloire avec lui.
(Inr qui oserait la lui ravir à ce maître puissant? elle lui appartient, nous la lui reconnaissons; nous la reconnnissons deux foi? à lui, qui a su
DEUXIKMK PAiniK. ^'.tl
s'ontonror avRc elle, au dedans par dos imiraillos épaisses, an dehors d'une armée puissante.
Faust. Les biens que nous venons de leur octroyer — à chacun un riclie pays, — sont grands et magnifiques. Ou'ils partent, nous demeurons an centre de nos Etats.
Et ils te protègent à l'envi, toi péninsule que les vagues caressent d(^ toutes parts, attachée par une légère chaîne de collines aux derniers rameaux granitiques de l'Europe.
Que ce pays, roi entre tous, soit éternellement fortuné à chaque race , acquis maintenant à ma reine qu'il a vue naître :
Lorsque, dans les roseaux de l'Eurotas, elle sortit lumineuse de l'œuf de Léda, éblouissant sa noble mère et ses frères !
Ce pays, tourné vers toi seule, t'offre ses dons les plus précieux. Ah! préfère ta patrie à l'univers qui t'appartien!
Qu'un froid rayon de soleil ait dardé sur la cime aiguë de la montagne, dès qu'un brin de verdure perce le roc, la chèvre gourmande y cherche sa maigre pâture.
La source jaillit, les ruisseaux se fondent en cascades. Déjà les gouffres, les pentes et les prairies sont verts, et sur le plan entrecoupé de cent collines tu vois se répandre des troupeaux aux belles toisons.
Epars, circonspects, et d'un pas mesuré, les taureaux cornus montent v'ers le bord escarpé; là un asile est préparé pour tous, le rocher se creuse en mille cavernes.
Pan les protçge, et les nymphes de la vie habitent dans l'espace lumineux et frais des fentes chevelues ; et, tendant vers les régions sublimes, l'arbre contre l'arbre élève ses rameaux.
Forêts antiques! le chêne se dresse puissamment, et la branche noueuse s'enlace capricieusement à la branche ; et l'érable svelte, plein d'une douce sève, monte surperbe et joue avec son fardeau.
Et dans l'ombre silencieuse coule maternellement un lait tiède prépaie pour l'enfant et pour l'agneau. Le fruit n'est pas loin, mets savoureux de la plaine, et du tronc creux dégoutte le miel.
Ici le bien-être est héréditaire, la joue s'épanouit comme la bouche; chacun à sa place est immortel; ils sont heureux et pleins de vie !
Ainsi s'achemine, sous ce ciel toujours pur, l'aimable enfant vers la force virile. On s'étonne, on se demande encore : Sont-ce des dieux, sontce des hommes?
Tel Apollon avait emprunté sa forme aux patres, et le plus beau d'entre eux lui ressemblait; car là où la nature agit dans sa pureté, tous les mondes s'enchaînent.
(Il s'assiod auprès d'Hélène.)
Ainsi le bonheur nous a réunis; que le passé soit oublié; oh ! sens-toi, fille de la Divinité, tu appartiens au premier monde.
Non, lu ne seras pas captive enlri> les murailles. 11 y a encore; pour
nous, pour un séjour heureux, une Arcadie éternellement jeune et voisine de Sparte.
Attirée vers ce sol bienheureux, lu t'y réfugias pour une plus sereine destinée. Les trônes deviennent des bosquets. Que notre l'élicité soit libre comme en Arcadie !
(La scène change. Enchaînement de groltcs tapissées de feuillages épais, hois touffu grimpant jusqu'aux cimes des rochers qui régnent tout autour. On n'aperçoit ni Faust ni Hélène. Le chœur repose étendu çà et là.)
Phorkyas. Combien de temps les jeunes filles peuvent avoir dormi, je ne le sais. Ont-elles rêvé ce que j'ai vu clairement de mes yeux, je l'ignore de même, et voilà pourquoi je vais les éveiller. La jeune race va s'étonner, et vous aussi, barbons qui vous tenez assis là-bas, attendant l'explication du prodige. Debout, debout! Secouez vos tresses, chassez le sommeil de vos yeux, ne clignez pas ainsi, et qu'on m'écoute!
Le choeur. Parle, raconte, raconte quel prodige s'est accompli. Nous écouterons volontiers même ce que nous ne pouvons croire; car nous avons bien de l'ennui à toujours ne voir que ces rochers.
Phorkyas. A peine vos yeux sont-ils ouverts, enfants, et vous vous ennuyez déjà ! Ecoutez : Dans ces profondeurs, dans ces grottes, dans ces feuillées, abri et protection étaient offerts comme à un couple amoureux, idyllique, à notre seigneur, à notre dame.
Le choeur. Comment, là! •
Phorkyas. Séparés du monde, moi seule ils m'appelèrent pour remplir de paisibles fonctions. Honorée, je me tenais à côté d'eux , cependant comme il convient à une une confidente, m'occupant d'autres choses. Je me tournais çà et là; je cherchais des racines, de la mousse, des écorces, connaissant toutes leurs vertus; et ainsi ils restèrent seuls.
Le CHOEUR. Tu fais comme s'il y avait dans ces grottes les espaces d'un monde, des bois, des prairies, des ruisseaux, des lacs; quels contes files-tu donc?
Phorkyas. En effet, ô créatures sans expérience! ce cont des profondeurs inexplorées, des salles puis des salles, des cours puis des cours encore que j'ai découvertes en marchant pensive. Cependant, tout à coup un rire éclatant retentit dans les profonds espaces. Je regarde, un enfant bondit du sein de la femme vers l'homme, du père à la mère ; les caresses, les badinagcs, les agaceries d'un fol amour, les cris folâtres, les joyeux élans m'étourdissent tour à tour. Un génie nu sans ailes , un faune sans bestialité, bondit sur le sol de granit; mais le sol réagissant le renvoie dans l'air, de sorte qu'au second ou au troisième saut, il touche au ciel de la grotte. Sa mère lui crie avec sollicitude : « Bondis de nouveau à ton aise, mais garde-toi de voler! un libre essor t'est interdit. » Et son tendre père l'avertit en ces termes : « Dans la terre gît la force rapide qui va te pousser vers les régions de l'air. Touche seulement le sol du bout de ton orteil, et, comme Antée, fils de la Terre, tu sentiras une énergie nouvelle. » Lui cependant s'exerce sur la masse de ce
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roc; puis du bord passe à un autre, et va de tous côtés comme un ballon chassé par le vent. Cependant, tout à coup il disparaît dans la fente d'un précipice affreux. Nous le croyons perdu ; sa mère se lamente , son père la console ; et moi, haussant les épaules, je me liens dans l'angoisse. Et maintenant quel spectacle! Des trésors gisaient-ils donc enfouis là? Voyez, il vient de se parer de vêtements bariolés de fleurs, des nœiuls pendent de ses bras, des rubans flottent autour de son sein. La lyre d'or dans ses mains, comme un vrai petit Phébus, il marche tout joyeux vers le bord. Nous nous étonnons, et ses parents ravis tombent dans les bras l'un de l'autre. Cependant quel éclat resplendit à son front? qui brille ainsi ? On ne le saurait dire. Est-ce une couronne d'or? est-ce la flamme d'un génie surnaturel? Et lui gesticule, enfant qui annonce déjà le maître à venir dans l'art du beau, celui dans les veines de qui courent déjà les éternelles mélodies ; et c'est ainsi que vous allez l'entendre, ainsi que vous allez le voir et l'admirer entre tous.
Le choeur. Tu nommes cela un prodige, fille de Crète! tu n'as donc jamais rntendu le récit du poëte? tu n'as donc jamais rien appris des traditions d'Ionie et d'IIellas, des traditions si riches de nos pères?
Tout ce qui se passe aujourd'hui n'est qu'un bien triste écho des jours glorieux de nos ancêtres; et ton récit ne peut se comparer à ce qu'un aimable mensonge, plus vraisemblable que la vérité même, nous raconte du fils de Maïa.
La troupe des gardiennes jaseuses, selon une sotte coutume , l'enveloppe, lui délicat et fort, nourrisson à peine au monde, dans le duvet d'une couche pure, et l'entortille de langes précieux. Mais, délicat et fort, le fripon retire avec adresse ses membres élastiques et souples, et laisse à sa place l'écorce empourprée qui le retenait captif, pareil au papillon éclos qui, dépouillant la rude chrysalide, déploie volontiers ses ailes au-devant de l'éther inondé de soleil.
Tel lui, agile entre tous, prouve déjà par des traits perfides qu'il est le patron des voleurs, des fripons et de tous ceux qui cherchent aventure. Il dérobe avec adresse à Neptune le trident, à Mars le glaive, à Phébus l'arc el la flèche, à Yulcain les pinces; il prendrait même à Jupiter la foudre s'il n'avait peur du feu ; il lutte avec l'Amour et le ferrasse ! il ravit sa ceinture à Cypris, qui le caresse.
(Un chant de harpe douv et mélodieux sort du sein de la grotte ; le cliœur entier prête l'oreille, et paraît bientôt ému profondément De ce moment à la pause indiquée, la symphonie contitme.)
Phorkyas. Écoutez les gracieux sons, délivrez-vous vile des fables; la vieille race de vos dieux, laissez-la, elle n'est plus.
Nul ne veut plus vous comprendre ; nous voulons une monnaie plus haute ; désormais il faut que cela sorte des cœurs, qui doit agir sur les cœurs.
(Elle se retire vers les rochers.)
Le choeur. Si loi, crcalnre hideuse, — tu codes ;i ces sons flatfeiirs, — nous autres, nous nous sentons émues jusqu'aux larmes.
L'éclat du soleil j)eut disparaître, — lorsque dans l'âme le jour se lève. — -Nous trouvons dans nos propres cœurs — ce que refuse l'univers.
HÉLÈNE, FAUST, ELPHORION', dans l'appareil que Plwrkyas vient de
décrire.
EuPHORioN. Entendez-vous mes chansons enfantines, — vous en faites aussitôt vos délices. — Voyez-vous mes honds cadencés, — votre cœur paternel tressaille.
Hélène. L'amour pour un honheur terrestre, — l'amour rapproche un nohle couple; mais, pour une joie divine, — il forme une heureuse trinité.
Faust. Désormais tout est trouvé. — Je suis à toi, tu m'appartiens. — Nous sommes ainsi liés. — Pouvait-il en être autrement?
Le choeur. Sous la douce apparence de cet enfant, — les délices de tant de siècles — se rassemblent sur ce couple heureux. — Oh! que cette union me touche !
EuPHORioN. Laissez-moi sauter, — laissez-moi bondir, — tendre là-haut — à tous les vents ! — c'eü mon désir, — il me prend déjà.
Faust. Modère-toi! — pas de folle imprudence! — Que la chute et la disgrâce — n''aillent pas te rencontrer, — nous plonger dans l'abîme, — notre fils chéri !
EuPHORiON. Je ne veux pas plus longtemps — tenir à terre; — laissez mes mains, — laissez mes boucles, — laissez donc mes vêtements, — ils sont à moi.
Hélène. Oh! pense, oh! pense — à qui lu appartiens, — pense à nos angoisses! — que tu détruis — le noble bien acquis, — acquis pour loi, — pour moi, pour lui !
Le choeur. Bientôt va, je le crains — se rompre l'union.
Hélène et paust. Calme, modère — ])Our l'amour de tes parents — ces vifs élans — surnaturels ; — dans une humeur douce et pastorale, — réjouis la campagne.
' Cet Kiiph )ri()ii ôtiiit né avec des ailes; Jupiter en devint amoiireiïv, et rommc le ])el adolescent se dérobait aux désirs furieux de l'Olympien, celui-ci le foudroya dans l'île de Mélos, une des (>clades. I^es Nymphes qui se cliargèrciit du soin d'ensevelir Eupliorion furent cliangées eu grenouilles (l'tolem., Ilepli., I\', p. 7)\1 .) Tel est le mylhe |)ar lequel Goetlie va clore rintcrmèdc antique de sa tragédie. l^.upli()ri(Mi, c'est tout simplement l'expression de la |)(>ésie moderne. Fils d'Hélène, la heauté grec([uc, la beauté su|)rème, et de Faust, le Faust allemand, la force allemande, la profondeur sfieutidqne, ([uel représentant plus noble la poésie moderne aurait-elle pu cboisii? Ici, du reste, tout se renconire à soubait, et la fantaisie du poëte a beau jeu. En effet, cet l*'.u|)bori()u, produit des volu|)tés postinimes d'Hélène et d'Achille, créature idéale sans existence réelle, vient figurer tout naturellement dans cette scène. Sou caractère même, eu tant que personnage allégorique, y trouve une acception plus haute; car s'il bondit toujours du sein d'Hélène, il a cette fois Faust pour père au lieu d'Achille; la force de l'esprit, l'intelligence , la grandeur morale, en un mot, au lieu de la beauté pliysiquc.
DEUXllîMlî FAKKE. m>
EüPHoiUüN. A volle inlunliori seulement — je ino retiens. (5e glissant à travers le chœur, et l'entraînant à la danse.)
Volontiers je m'insinue ainsi, — race joyeuse.— Et maintenant — la mélodie, — 1(î mouvement, est-ce bien?
Hélène. Oui, c'est bien; conduis les belles — en une danse — barmonieuse.
Faust. Que tout cela n'est-il fini! — Le badinaf.>e — ne peut me réjouir.