‹ Le Faust de GoetheChapitre 109 sur 166 · EUPHORION ET LE CHŒUR · texte numérisé non relu

EUPHORION ET LE CHŒUR

(Ils se croisent, chantant, dansant. )

Lorsque tu balances — gracieusement — le couple de tes bras; — lorsque dans sa splendeur — lu laisses flotter — ta cbevelure ; — lorsque ton pied si léger — glisse sur la terre, — et que çà et là — les membres s'enlacent,

— ton but est atteint, — aimable enfant, — et tous nos cœurs — volent vers toi.

(Pause.)

EuPHORiON. Toutes vous êtes — des bicbes agiles. — A de nouveaux jeux,

— lancons-nous tous ensemble! — Je suis le cbasseur, — vous le gibier. Le choeur. Veux-tu nous prendre? — Pas tant d'efforts; — car nous ne

désirons — toutes, au fond, — que t'embrasser, — toi, belle image!

EuPHORiON. Seulement à travers les bois, — ^les arbres et les pierres! — Le bien qu'on a sans peine — me répugne; — celui qu'il faut conquérir par la force — seul me réjouit.

Hélène et faust. — 0 pétulance! ô délire! — >(ul espoir de le uiodérer.

— On dirait un cor qui sonne — sur la vallée et sur le bois. — Quel désordre ! quels cris !

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