‹ Le Faust de GoetheChapitre 116 sur 166 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

semblable à quelque lointain glacier où se réflécbirait pour moi le sens des jours passés. Cependant une douce vapeur m'environne, tiède et légère; elle rassérène mon front et ma poitrine, elle s'élève frémissante dans l'air, toujours plus haut, elle prend l'orme. Visage ravissant, premier bien de ma jeunessCj bien si longtemps regretté, es-tu encore une illusion? Je sens ruisseler de nouveau les trésors enfouis au fond du cœur, trésors du premier dge. Amour de la première aurore, tu viens d'un vol rapide faire revivre devant moi le premier regard senti à fond, compris à peine, et qui, loujours gardé, efface à son éclat toute autre splendeur. Pareille à la beauté de l'âme, la douce forme s'élève sans se briser, se balance dans l'air, et avec elle emporte la meilleure partie de mon être.

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