‹ Le Faust de GoetheChapitre 143 sur 166 · CHOEUR . DES PÉNITENTES · texte numérisé non relu

CHOEUR . DES PÉNITENTES

Des plus hauts cieux, De l'Empyrée, Vierge adorée, Entends nos vœux, Toi, sans pareille, Rose vermeille.

Lys glorieux !

MAGNA PECCATRIX.

(Sancti Luca;, vu, 56.)

Par l'amour qui, de larmes pures.

Comme d'uu baume saint, couvrit Les pieds divins de Jésus-Christ, En dépit des folles injures De ce Pharisien maudit ; Par l'urne abondante et profonde Qui versa les parfums ambrés, Par la chevelure qui, blonde, Essuya ses membres sacrés ; —

MULIER SAMARITANA.

( Sancl. Joliann, iv. )

Par la citerne froide et creuse Où le vieil Abraham, jadis.

Paissait ses troupeaux de brebis; Par le vase dont l'onde heureuse INlouilla les lèvres de ton fils; Par la source vive et féconde Qui de là jaillit aussitôt.

Et depuis arrose le monde Toujours nette et pure en son flot ;

MARIA ^GYPTIACA '.

( Acta Sancloruin. ) • ,

Par la sanglante et froide pierre Où l'on posa le saint martyr ;

> Cette Marie Égyptienne ne se rencontre pas dans les saintes Écritures; c'est sans douledansles Ié<-endes {Acia Sanciorum) que Goclbe l'aura trouvée. On la fête d'ordinaire le même jour que sa!nt Zosime, surtout dans l'église catholique grecque. C'est elle qu'on appelle encore (piolquelois en Occident Marie la Noire, à cause de son origine égyptienne et des longues années qu'elle passa dans le désert. Plusieurs l'ont confondue avec la Mère du Cl.rist ; de là cette tradition ridicule qui veut que la Vierge soit noire ou tout au moins cuivrée, et prétend faire une négresse de la plus harmonieuse, la plus blonde, et la plus idéale conception qui nous soit jamais venue des cieux dans les vapeurs d'uu nuage ethéré. — Voici comment la légende raconte sa rencontre avec Zosime, dans le désert; je cite ici le texte de Sophronius, évèque de Jérusalem, traduit par le célèbre Paulus Dia-

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