‹ Le Faust de GoetheChapitre 24 sur 166 · LE MALE · texte numérisé non relu

LE MALE

(Il s'approche et fait patte de velours à Méphistopbélès.)

Allons, vieux diable, Les dés sur table ; Jouons, mon cher.

Un jeu d'enfer.

Que je retire De grands profils, Et je vais rire !

Tout est au pis Dans notre engeance.

Eussé-je l'or, J'aurais encor L'intelligence.

MÉPHISTOPHÉLÉS. Coiiime ce singe-lù s'estiinei-ait hciifciix s'il potivait mettre à la loterie !

(Pendant ce temps, les petits se sont saisis d'une grosse boule qu'ils font rouler devant eux en jouant.)

Voilà le monde La boule ronde

Monte et descend Toujours roulant; Comme le verre Sonore et claire, Creuse au dedans, En peu d'instants Elle se fêle ; En tous les sens Elle étincelle ; De feux ardents Elle ruisselle !

Je suis vivant !

Mon cher enfant, Tiens-toi loin d'elle, Car tu mourras!

Elle est fragile, Elle est d'argile, Yole en éclats.

MÉPHISTOPHELÈS.

ï*ourquoi ce crible ?

LE MALE le ramasse.

Par là, maître, Serais-tu quelque larron.

Je saurais te reconnaître.

(Il court vers la femelle, et la force à regarder à travers le crible.) Vois par le crible, vois, guenon ; Reconnais-tu ce larron, Et peux-tu dire son nom ?

uÉPHisTOPHÉLÈs, s'upprocliant du feu.

Et ce pot?

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