CHANTANT ALTERNATIVEMENT
Dans la sphère des vertiges
Nous sommes entrés, il paraît.
Éclaire nos pas, feu follet!
Gloire à toi, si tu nous diriges,
Si tu nous conduis à souhait
A travers les mille prodiges !
Dans les omhrcs de la nuit
Les grands arbres se confondent,
Le roc sur ses bases frémit,
Et ses longs nez de granit.
Comme ils soufflent! comme ils grondent!
Je vois filtrer des courants A travers les pierres creuses.
Mais qu'est-ce donc que j'entends?
Est-ce un murmure, des chants, Ou des plaintes amoureuses?
Voix d'amour et de lourments, Voix de nos beaux joui's de fête, Comme un récit des vieux temps, Au loin l'écho les répète.
Uhu! schuhu ! Quels cris plaintifs, Le hibou, le chat-huant, l'orfraie Sont éveillés dans les ifs.
Dans les mousses et dans l'ivraie, Longues pattes, ventres massifs !
Les racines et les bruyères Se tordent comme des serpents ; Du fond des sables et des pierres Leurs bras s'allongent en tout sens Pour nous effrayer et nous prendre ; Vrais polypes qui semblent tendre Leur (ilf t horrible aux passants.
Et tous les rats en escouades, Mulot», fouines et souris,