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unilatéral, constituant la forme chirurgicale opérable de Vitrac, la forme rénale d’Albarran. Ce rein polykystique peut évoluer sans aucun signe fonctionnel, sa marche est toute insidieuse : le malade meurt d’urémie. Parfois, il se manifeste par des signes de brightisme, de la pollakiurie, de la polyurie, de l’albumine dans les urines, des œdèmes: parfois, au contraire, c'est la douleur qui est le symptôme principal devant lequel tous les autres signes restent au second plan, douleur qui peut être sourde ou bien localisée, avec des irradiations à directions particulières. Dans d’autres cas, ce seront des hématuries qui mettront sur la voie du diagnostic, que corroborera l'examen physique de la région rénale.
Telles sont les cinq variétés de kystes du rein admises par les classiques; mais ces cinq variélés sont un peu factices, les différences qui existent entre elles sont moins considérables que ne pourraient le faire croire les classifications. Ce n'est parfois qu'une question de dimension des kystes qui les fait classer dans une variété plutôt que dans l’autre. Entre elles existent des intermédiaires. C’est ainsi que les kystes des reins alteints de néphrite qui, en général, sont de dimensions minimes, peuvent en prendre de considérables, arriver jusqu'au volume d’un œuf de poule, et se différencient difficilement du rein polykystique. Le volume. de ces kystes augmente-t-il et leur nombre diminue-t-il, nous avons la variété des kystes séreuxt De même, les kystes pauciloculaires, qui n’ont en général que deux ou quatre poches, peuvent en posséder davantage. Roche, en 1898, dans les Annales génilo-urinaires, range dans la catégorie des reins polykystiques une observation qui, d'après Albarran, serait mieux placée dans la variété des kystes séreux. Cette observation de Roche sert de transition à ces deux classes. L’observation de Morris (Surg. dis. of the Kidney) est aussi un intermédiaire.
Devons-nous placer le faux rein polykystique dans une de ces cinq classes admises par les classiques? Nous ne le croyons pas. Peut être faudrait-il eréer pour lui une nouvelle
classe. IL nous semble qu'il est logique de le détacher de la variété du rein polykystique où jusqu'ici il se trouvait compris, de le rapprocher plutôt des kystes des néphrites, de le glisser entre ces deux formes, où il servira de trait d'union.