SCENE XVI. >i
AftJSYB. ,
Volontiers. .
JULIE
Je suis prête à la dicter.
A&iste, montrant an bureau r devant lequel il va
t'asseoie.
Voilà , sur ce bureau , tout ce qu'il faut pour cela. ( A part.) Le marquis , après tout , est homme de condition , et s'il a quelque* défauts , l'Age l'en corrigera. ( A Jolie* ) Allons , dictez , me voilà prêt.
JULIE, dictant*
<c Vous été» trop intelligent pour ne pas savoir
a le secret de mon cœur. »
▲ n i s t e , lisant , après avoir écrit»
« De mon cœur. »
julie 9 dictant.
« Mais un excès de modestie tous empêche d'en « convenir. w
A a i s t e , après avoir écrit.
Bon!
iVLiE, dictant.
« Tout voua fait voir que c'est yous que j'aime. »
AitfTi, aptes avoir écrit»
Fort bien,
JULIE
Oui , c'est vous que î'aime... M'entendez-vous?
▲ *JSTE«
J'ai bien mis.
i{$ LA PUPILLE.
julik, dictant.
« Je tous suis déjà attachée par la reconnoS* « sance. »
Ajuste, à part.
De la reconnoissance au marquis ?
JULIE.'
Écrirez donc , monsieur.
' ABISTE.
Allons. (A part,) Il faut écrire ce qu'elle veut. ( Lisant , après avoir écrit. ) « Par la reconnois- «sauce. »
juLie, dictant»
« Mais j'y joins un sentiment désintéressé.-»
Abiste, lisant, après avoir écrit* « Désintéressé. »
JULIE
« Et pour vous prouver que vous devez bien « plus à mon penchant. ...»
A n i s t e , après avoir écrit* Après ?
JULIE
« Je voudrois n'avoir point reçu de tous tant it de soins généreux dans mon enfance. »
abiste, sans écrire.
Y pensez- vous, Julie?... (A part.) L'ai- je en* tendu , ou si c'est une illusion ?
julie, à part.
Pourquoi ai-je rompu le silence? Je me dxmtoif lien qu'il recevront mal un pareil aveu i