SCÈNE XVIÏL
FOEYMÀTHE, LISETTE; DO RIMÂT* ET ARAMINTE, cacAM
L I S B I T E , À JPofy lllaM«.
Qui tous êtes pressant!..* Songe* -voué que nous n'en sommes qu'à la seconde entrevue ?
VOLTMJtTHI.
Ah f madame, la première a décidé de ma des* tinée. fille a allumé dans mon cœur une passion, a laquelle on ne peut comparer <{ue l'immensité de vos charmes. Me pourrai-je obtenir cet aveu fs> vorable ?
ïr * s a t t b , feignant de porter' à- part»
Je prévovois 1* danger, pourquoi m'y suss-je exposée?
M>IrYMATBE.
Madame , accordez à l'eiéés de mdn*amo«*. ..
Lisette, l'interrompant» ••
Attendez... Ma liberté... votre mérite... Quoi! j* balance ? ... Ah ! je suis eritrainée , y» eèdé. . . Votre mérite est plus fort... Il emporte l'équilibre , la «jmpathie triomphe. Vous- voulez ma main ? il faudra se rendre.
POlTMATBE>
Ah! madame , est-il bien vrai? Quel iombfeft de puel
AtAMiiis, fa», à Derimam.
Vous entendez ?
Hoo LE FAUX SAVANT. '
Lisette, à Polymathe.
Oui , je* sens que nous sommes fcits Tan ponr l'autre... Je vous parle; je travaille à une scène de comédie des plus frappantes» Vous m'êtes nécessaire ; je ne saurois la bien finir sans vous. Si vous voulez me seconder , le succès est infaillible. Je touche au dénouement.
POLTMATHE.
Disposez de tout mon esprit ; mais il faut qu'il soit dans une assiette tranquille. Il ne peut l'être que par la possession de votre cœur et de votre main. Ne différez plus y assurez mon bonheur : courons chez le notaire.
LISETTE
Je ne le cache point , je suis plus empressée que vous & terminer tout ceci. Allons... Hélas! mes veux se remplissent de pleurs malgré moi.
polymAthe!
Que vois -je ? quelles tristes pensées viennent traverser de si doux moments ?
' LISETTE
Une réflexion , bien naturelle ,• m'accable. Je suis informée de vos engagements avec Lncile ; vous deviez l'épouser. Elle est jeune, elle est belle; peut-être l'aimez vous encore.
POLTMATHE.
' Connoisses mieux vos charmes. D'ailleurs , je n'ai^jamais rien senti pour elle. Fausse , avec uo air d'ingénuité; coquette, sous un maintien mo~
ideste; petit esprit superficiel, à qui j etois indfte*