‹ Le faux savantChapitre 78 sur 194 · SCÈNE H · texte numérisé non relu

SCÈNE H

ÀKISTÈ, ORGOJN-

OBGOV.

Bon jour au seigneur Arîste.

On vient de me dire que vous étiez ici , Orgon; je suis charmé de vous voir.

or go s.

" Je suis charmé", moi, été voir la santé 1 dont voth jouissez. Saris flatterie, votre ne parofcsez pas trente-cinq ans; et.... vous en avez fcietï ô*ît pardelà.

a ai s t t.

La vie tranquille et réglée que je mène députa quelque temps , me vaut ce peu de santé dont je jouis.

ORGON

Ma foi ï une femme vous siéroit fort tien.

ARISTE

A moi ? Vous plaisantez , Orgon.

ORGON

Ifti Y ÏY est vrai- que vous avez toujours éfé un peu philosophe , et , par conséquent , peti curieux dengagenïcnt.

AAIS.TE.

II y a eu , dans ce qu'on appelle pnrloso plies , des gens qui ne se sont point mariés , et peut-être

ji6 LA PUPILLE.

ont-ils bien fait. Mais, selon moi , le célibat n'est point essentiel à la philosophie ; et je pense qu'un •âge est un homme qui se résont à vivre comme les autres, avec cette seule différence qu'il n'est esclave ni des événements, ni des passions. Ce n'est donc point par philosophie , mais parce que j'ai passé l'Age de plaire, que je vous demande grâce sur cet article-là.

onaoa.

Ce que je vous en dis est par forme de conversation. Parlons-en donc pour un autre. Votre dessein n'est-il pas de pourvoir Julie ?

aaiste.

Oui. C'est dans cette vue que je l'ai retirée du couvent.

onaoa.

Je crois même vous avoir entendu dire que son père, en vous la confiant, tous avoit recommandé de lui faire prendre un parti , dès qu'elle seroit en âge.

AAISTE.

Cela est encore vrai , et Je m'y détermine d'autant mieux que je compte faire un 4 bon présent a quiconque l'épousera; car elle a des sentiments dignes de sa naissance : elle est douce, modeste, Attentive ; en un mot , je ne vois rien de plus, aimable ni de plus sage. Il y a peut-être un peu' de prévention de ma part.

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