‹ Le favori, ou, La Cour de Catherine IIChapitre 35 sur 45 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE PRINCE DE LIGNE, POTEMKTiN , MICHEL, KORSAROFF.

Tiicn^L , se jetant à genouœ.

Grâce! monseigneur... grâce I

Ah ! c'est toi , imbécile ?

KORSAKOFF

D'après vos ordres, excellence , je l'ai amené au palais; quoi sort lui destinez-vous?... j'attends vos commanderaens.

MICHEt.

Oh ! mon cousin est plein de bonne volonté.

POTEMKIN

Je devrais... allons, relève-toi.

MICHEL, se relevant.

Est-ce que, par hasard, votre excellence me pardonnerait?

POTEMKIN

Oui : tu es heureux!... deux fois en foute, tu me trouves deux fois de bonne humeur... mais je te conseille de partir; ce bonheur-là pourrait bien ne pas t'arriver une troisième fois et alors je paierais mes dettes.

MICHEL

Oh! monseigneur, je vous donne quittance.

POTEMKIN

C'est pourtant dommage... Qu'en dites-vous, prince de Ligne?... Le drôle est original, et j'aurais voulu en faire quelque chose.

LE PRINCE

Quelle est sa vocation ?

POTEMKIN

Que n'a-t-on pas essayé depuis Irois jours? on n'a pu en faire ni un soldat, ni un ours, ni un marmiton. Il n'est boa à rien.

LE PRINCE

Il faut en faire un courtisan.

POTEMKIN

Il dit tout ce qu'il pense.

LE PRINCE

Qu'il se sauve donc bien vite !

MICBEL.

Je ne demande pas mieux.

POTEMKIN

Eh bien ! va-t-en !

MICHEL

Je dis adieu à la cour ! mon cousin , je te souhailc meilleure

cliaiicc; c'cjl sans doute toi que dôsignail la sorcirie ? nuusiine aulrc l'ois je la prierai de s'expliquer. ( // sort. )

POTEMKIN

Toi, sergent Rorsakoff, reste au palais : bieutôt peut-êlrc j'aurai besoin de toi.

KORSAKOFF

Prêt ù tout faire , excellence !

J'y compte.

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