‹ Le Fayoum, le Sinaï et PétraChapitre 15 sur 47 · MÉ1)1\ET-EL-FAY0L’M · texte numérisé non relu

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tiens comme nous; (lél)ris curieux de la plus ancienne population du pays avant rétablissement de l’islamisme en Égypte. Ces Coptes, dans la pratique extérieure de leur religion , ont conservé peu de cliose de l’ancienne Église grecque. La cérémonie de la messe y est dénaturée, et ce ([ui ressort le plus de leur culte apparent, c’est la façon dont ils mangent du porc et boivent du vin à la barbe de Mahomet. Un moine italien est installé àMédinet, dernière pierre d’un couvent latin plus considérable qui avait eu pour but de ramener au catholicisme ces chrétiens presque barbares.

Eu qualité d’étrangers, ce bon Père nous considérait comme des compatriotes : il vint nous faire à notre campement une visite des plus affectueuses. Il nous donna des renseignements fort curieux sur la population chrétienne de Medinet en général et sur ses ouailles en particulier; nous avions été invités à aller voir son petit presbytère, véritable installation d’un de nos curés de campagne , et nous sûmes l’attendrir jusqu’aux larmes en lui parlant de l’Italie dans sa langue natale. II nous offrit des fruits de son jardin et du vin de son cru. Pour reconnaître ces amabilités, nous lui fîmes don d’un pot d’extrait de viande de Liebig. Ce résidu de bœuf lui rappelait la patrie absente et le bouillon dont il n’avait plus entendu parler depuis quarantequatre ans; car le bœuf, le bouilli, le beefsteak sont

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