‹ Le fédéralisme dans la Haute-GaronneChapitre 10 sur 63 · TS ARTE · texte numérisé non relu

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Calès. — Médecin à Toulouse, Il vota pour la mort du Roi en ajoutant : « Tout mon regret est de n’avoir pas à prononcer sur tous les tyrans ».

Estadens. — Administrateur du département ; très nettement modéré. Il vota pour « la réclusion et le bannissement à la paix ».

Ayral. — Médecin. Il vota pour la mort du Roi.

De Sacy. — Commandant du 8° bataillon de la première légion de la garde de Muret. (Absent le jour du vote).

Rouzet. — Avocat et professeur de droit à Toulouse ; Procureur-syndie de Toulouse en 1790. IL se prononça contre la mise en jugement de Louis XVI.

Drulhe. — Curé du Tarn, ayant quitté l’église. Il vota pour la « réclusion, le bannissement à la paix et, la mort si le Roi rentrait en France ».

Mazade. — Commissaire auprès du Tribunal de Castelsarrazin. Il vota pour la réclusion.

Le vote de ces Conventionnels au sujet de la mise en jugement de Louis XVI, prouve qu'ils étaient en majorité hostiles au Roi. Qui avait amené cette orientation républicaine d’une partie de l’opinion ? C'était, en grande partie, le club des Jacobins de Toulouse.

Le club de Toulouse était affilié à celui de Paris depuis le 1* septembre 1790. La Société populaire de Toulouse avait porté différents noms. Elle a été d’abord le « club littéraire et patriotique de Toulouse », puis « la Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité », puis la « Société des Amis de la République ». Tout d’abord ses séances se tenaient chez un nommé Fallin, limonadier, et ensuite chez Boyer, limonadier aussi. Le 9 avril 1793, le « Club littéraire et patriotique » prit le nom de « Société populaire ». Cette « Société populaire » eut d’abord pour rival le « Comité central des Sections de Toulouse ». La société

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