‹ Le fédéralisme dans la Haute-GaronneChapitre 16 sur 63 · LE CUT PART · texte numérisé non relu

LE CUT PART

de vivres (1). Le 5 mars, le Conseil général de la commune décide d'envoyer un député extraordinaire à la Convention Nationale pour solliciter le secours de 400.000 livres que la commune avait déjà demandé et pour lui présenter une adresse-tendant à ce qu’elle fixe provisoirement le maximum du prix des grains dans toute la République (2). Et le 26 du même mois, le même corps municipal envoie sans délai un député auprès de la Convention pour « lui peindre le tableau affligeant des besoins et du dénuement absolu des ressources de la Commune (3) ». Un membre du club de Toulouse, Durbec, maître d'écriture à Toulouse, adresse à Roland, ministre de l’intérieur, en mars 41793, un mémoire concernant la disette qui se termine ainsi: « Comme les grands maux qui nous accablent ne doivent leur accroissement qu’à l'impunité, je jugerais que la permanence de la guillotine dans tous les chefs-lieux du département serait un utile épouvantail pour les malintentionnés, et arrèterait les brigandages, surtout si l’on voyait écrit en haut de cette guillotine : pour les malveillants, accapareurs, agioteurs » (4).

En vain certains administrateurs essaient d’approvisionner les marchés (5). Le 18 janvier 1793, le Conseil général du département avait pris des mesures

(4) L'alimentation de Toulouse, ville de 55.000 habitants, non compris les étrangers, celle du département étaient, en 1793, fort difficile, surtout à cause des vides produits par les réquisitions destinées aux armées des Pyrénées.

(2) Registre des délibérations du Conseil général de la commune (du 24 décembre 1791 au 22 octobre 1793).

(3) Registre des délibérations du Conseil général de la commune de Toulouse. Le citoyen Loubet, membre du Conseil général de la commune, ayant offert da se charger de cette commission, moyennant le remboursement des seuls frais de voiture et de poste du voyage et retour, son départ est accepté.

(4) Archives nationales, F II, 213.

(5) Les jours de marché, deux notables de permanence à la maison commune se rendaient à la halle aux iblés pour exercer les fonctions de police et de surveillance avec l'officier municipal de service.

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