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Cär rien n'avait été amélioré par les lois qui dévaient aeñier un plus supportable état de choses. Le 5 mars 1793, le club dé Toulouse avait fait une demande à la Convention pour qu'elle fixe le prix des &rains. La loi du 4 mai sur le maximum amena un raleñtissemént des transactions commérciales. Les baysähs gardaient leurs grains, en attendant la fixation du prix de verte ét, si le prix fixé léur paraissait insuffisant, ils les faisaient vendre dans les départeméents voisins. On sait, en effet, que la loi du 4 mai laissait l'initiative de la fixation des prix aux Corps constitués des départements. Cés prix étaient, par conséquent, variables (1). Les troubles causés par la räréfaction des grains devihrent si gravés en mai 1193, due Descomibéls, proéureur général-sÿndie du département dé Haute-Garonne, fut obligé d'écriré, lé 10 juif 1798, la letire suivante aux administrateurs des départements du Tarn, Ariège, Lot-et-Garonne, Gers et Aude : « À peine lé détret de mai relatif à la Éxatiohi du maxirium du prix des grains nous fut arrivé offitiellement que, ne prenant conseil que dé
(4) La Société populaire de Toulouse comprit d’ahord quels troubles devaiént apporter ces variations de prix. Par lettre du 14 mai 1793 elle écrit à la Convention nationale: « Votre décret sur la taxe des graihs 4 été recu avec applaudigsements; êt nous vous eïl térhoignions notre satisaction. Il a calmé les alarmes, mais il ne les a point anéanties: c'est toujours un pas dé plus fait Dour le bohheür:
Les subsistances sont une des bases essentielles d’un Etat, élles
tiennent de très près au système politique, puisque les besoins règlent téujours lé sort et les äctions des honimes. Il est donc de votre justice et de votre sagesse de procurer au peuple les subsistances les plus àaisées.
I1 vous est facile d'y parvenir: Ordonnez que le prix dau grain soif le mémé dans toute l'étendue de là République. Que ce prix soi fixé d’après le terme moyen entré le mifimum et le maxirnum du cours de 20 années à compter depuis 1778, jusques à 1791; rar cette loi que réclament à la fois la justice et l’humanité vous déjouerez les projets sinistres, les complots liberticides des conspirateurs, vous triomphérez dés efforts cfifinels d’une ëéspèce d’ennemiis non moins funestes, des actäpareurs, ét Vous ferez circuler une nouvelle source de vie dans le Seih de cette Classe infortüinée de la Société prête à ductombér sous le poids dé là misère, » (Correspondancé de la Société populaire, L. 749).
LE RRONE
notre désir de faire jouir nos concitoyens du bienfait de la loi, nous pressâmes nos districts de nous faire parvenir les miercuriales des divers marchés dans le plus court délai... En attendant, nous autorisâmes nos municipalités à taxer provisoirement le prix du pain, en égard au résultat du prix moyen des pains de leurs marchés respectifs. Nous étions loin de prévoir qu’une mesure dictée par l'humanité düût nous devenir bien funeste. Elle est devenue, par leurs horribles calculs, un nouveau moyen d’oppression. Ils se sont portés en foule dans nos marchés, ont enlevé tous les grains pour les transporter et les vendre dans les départements où la fixation n'était pas encore faite : ils pouvaient en retirer un profit considérable... Nous serons bientôt réduits à la famine, Il faut déjouer leurs spéculations » (1). Malgré la bonne volonté des administrateurs du département le malaise s’accentuait. Les contre-révolutionnaires rendaïent la Convention responsable de tous leurs maux, attaquaient la loi du maximum, attisaient les passions religieuses toujours vives, exploitaient les difficultés extérieures. La situation était grave ; la guerre avec l'Espagne, les mauvaises nouvelles de nos armées, la crise économique troublaient les esprits hantés par la peur de la famine. La colère des pauvres grondait comme une menace. Les autorités constituées, émues de ces troubles, n'avaient pas, dans l’ensemble, assez de fermeté. Il manquait « à quelques-unes le caractère de rigueur que les circonstances prescrivent impérieusement pour le salut public » (2). Elles fiottent, elles hésitent,
(1) Circulaire aux administrateurs des départements de Tarn, Ariège, Lot-et-Garonne, Lot, Gers et Aude, signée Descombels. (L. 67).
(2) Lettre à la Convention Nationale du 27 avril 1793. Signée Baudot, Chaudron-Rousseau, Projean (de la main de Baudot). (Archives nationales À F II 9264,