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ces circonstances. C'était un projet d'entente interdépartementale. Garnault, officier municipal, et Corail, président du district judiciaire, sont chargés de porter à la Convention nationale la « dénonce » contre Chabot.
Les députés du Gers et du Tarn-et-Garonne attendent un signal de Toulouse pour se joindre à la Gironde. C'est qu'un groupe de fédéralistes influents avait l'oreille des Toulousains et des corps constitués, Dans une ville de Parlement comme Toulouse, où les hommes de loi jouissaient d'une influence persistante, certaine d’entre eux, qui s'étaient prononcés pour le fédéralisme, avaient entrainé avec eux une grande partié de la population, Au nom de là légalité, ils condamnaient le coup d'Etat du 31 mai, et les partis modérés ne demandaient qu'à les suivre. Le plus en vue, sinon le plus influent est Marc Derrey de Belbèze, fils de Capitoul et Maire dé Toulouse. Puis Rouzet, avocat et professeur dé droit, procureursyndic de Toulouse en 1790, député à la Convéntion en septembre 1792, Barras, administrateur du district de Toulouse, membre de l’Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Paris, de l’Académie des Sciences d'Orléans, auteur d’un ouvrage sur « l'Education publique dans la Frañce libre avéc un tableau de l'Enseignement en Europe ». Avec eux $8 trouvait Janolé, juge au Tribunal de district de Toulouse (1), Ducassé, médecin, membre du Conseil général de la Commune, président de la Société populaire avant qu'elle ne devint jacobine, Douziech, commandant général de la garde nationale, Fabié, notable, Bragousse et Bardou, avocats. Ce sont les principaux
(1) Janole fut Chargé dé rédiger uñe adresse sur lés événements dü 31 mai, qui fut envoyée à la Cotivention.