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meneurs du parti de la Gironde. Leurs discours sont écoutés et ils dirigent l'opinion publiqué.
Cependant, il était nécessaire de prendre des décisions rapides, car les plans des fédéralistes du Midi sont déjà prêts ; la force armée de Marseille, à destination de Paris, doit partir le 22 juin. Elle séjournera à Aix le 23, où elle sera rejointe par 300 volontaires de cette dernière ville. Les gardes nationales du Gard doivent unir leurs armes aux troupes de Marseille, de la Gironde, de tous les départements qui se Coalisent. La Haute-Garonne est prête à se joindre à eux.
Bordeaux et le Sud-Ouest attendent avec impatience. Il s’agit d’unir le Midi dans un formidable soulèvement contre la Montagne, d’opposer à la force de la Convention uñe force équivalente et aussi redoutable. Il faut obtenir l'union dans la révolte pour arriver à écraser la Montagne et Paris. Il faut répondre au coup d'Etat de la capitale par un coup d'Etat des départements,
Or, les corps constitués de la Haute-Garonne perdent du temps en tergiversalions, en inutiles discussions. La question qui se posait d’abord était la suivante : Par quels procédés le département allait-il manifester sa résistance à l’autorité de la Montagne ? Il pouvait agir seul, associé aux autorités constituées du chef-lieu. C'était lé moyen violent, illégal, mais rapide et énergique. Il préféra convoquer les assémblées primaires pour qu'elles puissent envoyer leurs commissaires au chef-lieu du département. Ce dernier procédé, qui est le plus conforme à la doctrine démocratique, est aussi le plus long. Ce fut la première malaädresse des autorités fédéralistes. Là deuxième et la plus importante peut-être fut de maintenir la Société populaire.
Dans d’autres départements, on avait Compris que