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Au milieu d’un vaste champ — l'emplacement actuel du Grand-Rond, — avait été figuré la Sainte-Montagne, ornée de plantes et de fleurs. Au sommet, se tenaient les représentants du peuple, les commissaires de la Société populaire, le Président et le procureur- Syndic du département, Après un discours patriotique, motivé par ia gravité des circonstances, les « Tables de la Loi sortirent du sein de la Montagne, environnée de foudre et d’éclairs ». Devant la foule qui se pressait, « les figures hideuses représentant l'aristocratie, la monarchie, le fédéralisme et le fanatisme, étaient placées dans la plaine, parmi les ronces, les crapauds, les Buzot, les Brissot ». Ces figures furent « exterminées ». Et, devant ce symbole, le peuple répéta le serment de mourir pour la Constitution.
Cependant, la tentative bordelaise était restée sans résultat. Repoussée à Montauban, la troupe des fédéralistes fut déviée de la route de Toulouse. Elle partit dans la direction de Castres où elle fut arrêtée.
Une fois de plus le Midi était sauvé. La résistance girondine ne pouvait plus être de longue durée. En effet, les fédéralisies du Nord-Ouest avaient été défaits à Pacy-sur-Eure, le 13 juiliet. Quand ils eurent appris la nouvelle, les Bordelais qui marchaient sur Paris se dispersèrent. La troupe marchant sur Toulouse aurait pu peut-être encore maintenir et étendre l'insurrection. Les patriotes de Toulouse l’ont arrêtée. Le général Carteaux ayant triomphé à Marseille est trop loin et trop
i1 a déclaré qu'il ne fallait pas détruire les monuments d'histoire (les registres}, mais les feuilles, images des Capitouls, qui doivent être brüûlées. Ces feuilles seront arrachées et portées à la Société populaire avec les registres contenant les titres de la ville et la nomination des Capitouls.
(Registre des délibérations du Conseil général de la commune de Toulouse), Série D’.
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séparé de la Gironde pour s'entendre avec elle. Les foyers du fédéralisme sont condamnés.
Comme l’écrira plus tard Descombels au Comité de Salut public de la Convention Nationale : « Toulouse et Montauban ont à eux seuls l'honneur d’avoir sauvé le Midi ».
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