‹ Le fédéralisme dans la Haute-GaronneChapitre 46 sur 63 · LED · texte numérisé non relu

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heurtait à l’inertie calculée de la Municipalité. Celle-ci hésite, ne prend des mesures décisives que sous la pression des Jacobins et de Descombels, montre peu de zèle pour les visites domiciliaires et l'arrestation des suspects.

Cependant, les partants devaient être armés et équipés par les soins de la municipalité, et celle-ci, en majorité modérée, met peu d'empressement à faire les réquisitions., Le procureur-général-syndic du département est obligé de lui rappeler son devoir. L'opposition entre le corps municipal et le département s’accentue de jour en jour ; elle sera la cause de la destitution prochaine du maire Ferrand, En attendant, le péril s'aggrave et Descombels adresse à la municipalité une sommation énergique : « Faites-vous un jeu de l'exécution de nos arrêtés 2... Des contrôles de 120 hommes fournissent à peine 40 hommes au départ ! D'où vient cette négligence ? Elle est bien coupable... Votre apathie perdra le Midi. Oui, votre apathie.

24 heures sont une perte incalculable dans le moment

l'effet de s'organiser en compagnies de cent hommes, sous la surveillance d’un commissaire civil et d’un commissaire militaire.

2° A cet effet, la municipalité de Toulouse et le chef de l'étatmajor sont invités à nommer chacun 5 commissaires pour se rendre un de chaque corps dans chacune des dites sections.

3° La municipalité est aussi invitée à choisir 5 officiers de santé pour être procédé à la visite des citoyens qui se prétendraient exempts de marcher en raison de leurs infirmités.

4° Les dits commissaires sont invités à prendre l’état des effets d'équipement qu'il sera indispensable de fournir aux citoyens qui en réclameront. È

5° Pour la distribution des dits effets, le commissaire des sections indiquera aux citoyens inscrits l'heure à laquelle ils devront se rendre au magasin militaire pour y J'rendre les dits effets, et le commissaire civil fournira la déclaration au préposé du dit magasin. Les dits citoyens partiront le 13, et seront armés de fusils ou de piques par la Municipalité.

6° Les 5 autres sections, en suivant l'ordre de leur numéro, seront convoquées pour le 13 au matin, et partiront le 14 après avoir été organisées et équipées comme les 5 premières.

7° À mesure que les citoyens partiront, ils seront armés à la diligence de la Municipalité.

(Conseil Général du département, 11 septembre 1793). L. 39.

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