‹ Le fédéralisme dans la Haute-GaronneChapitre 47 sur 63 · ONE AN ANNEE · texte numérisé non relu

ONE AN ANNEE

où nous sommes. Voulez-vous qu'on ne se cache pas ? Enfermez les pères et les mères de ceux qui disparaissent, Livrez de suite au tribunal criminel ceux que vous prendrez pour avoir voulu se cacher... Citoyens, c'est notre dernier avis, la patrie nous ordonne de ne plus employer de ménagements... Que l’on redouble de surveillance aux portes (1).

Cette lettre, en date du 15 septembre, prouve que la levée se faisait lentement et avec difficulté à Toulouse. Les Girondins étaient en nombre, même au Corps municipal. Elle prouve aussi l'énergie des Jacobins, celle de Descombels en particulier, qui lutte depuis plus de 3 mois, aidé par les représentants en mission, contre l'élément fédéraliste.

Cette opposition à l'exécution de la loi amena, naturellement, un renforcement des mesures de répression. Les meneurs de la révolte du 11 Septembre furent traduits devant le tribunal criminel. Paul Bordes ayant crié « qu'on devrait obliger les Commissaires de recrutement à marcher à la tête des troupes, pour qu'ils soient sacrifiés les premiers », fut condamné à mort et exécuté immédiatement, Malpel, Tuillières, Villaret furent maintenus en prison pour un supplément d'’enquête. Ils furent guillotinés le 7 frimaire, an Il.

Dans les campagnes, des troubles nombreux eurent lieu. Le mécontentement était particulièrement violent dans les districts de Beaumont, de Saint-Gaudens, de Revel. Beaucoup de citoyens se refusaient à répondre à l’appel de la Convention ; Certains se cachaient dans les bois, d’autres essayaient de fuir dans les départements voisins où ils pourraient plus facilement se soustraire à la réquisition. Le nombre des réfractaires fut

(1) Descombels au Maire et officiers municipaux de Toulouse (15 septembre 1793), (L. 67).

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