‹ Le fédéralismeChapitre 123 sur 160 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

pour les erreurs de son orgueil, que pour celles de son âme et de son cœur.

Et s'il y a quelque chose dans ce système de plus scandaleux encore que cette impitié pour les victimes, c'est son respect, presque son adoration pour les bourreaux ; ilg sont tous transformés, comme Attila, en ministres de la mystérieuse volonté divine contre les peuples. Je ne m'étendrai pas davantage sur cette théorie : notre ami a dit là-dessus tout ce que je pourrais dire ; mais j'ai eu la bonne fortune de la trouver toute résumée, naïvement, formulée dans un écrivain dont le catholicisme n'est pas suspect, M, César Cantu. Ecoutez donc ceci, sur quoi je Unirai : « Les fléaux de l'humanité sont ses bienfaiteurs! »

CHAPITRU YII

Nécessité n'est point Fatalité — Extinction progressive des vieilles formes unitaires. — Monstruosité des Empires, — Excellence de la race latine.

« — Oui, c'est bien cela; » murmura timidement Doulouzargues, réfléchi et comme se parlant à luimênve; — « cependant... »

« — Quoi? Cependant? Qu'y a-t-il?Que voulezvous dire? » s'écria Carascause — « parlez, mais n'interrompez point!... »

Cet infatigable interrupteur, impatient de l'interruption d'autrui, souleva l'hilarité générale ; Cavayrac lui-môme ne put s'empêcher d'en sourire.

« — Qu'ai-je donc dit de si singulier? » continua Carascause — «je suis sûr que Cavayrac cédera volontiers la parole, à Doulouzargues, qui a sans doute quelque chose de très-précieux à dire pour interrompre un discours où nous étions tous attentifs.

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