LIVRE TROISIEME
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veux fiémontrer que la théorie qu'on se fait du Progrès, n'est pas si oiseuse ni inutile que le pense l'ami Cambacède ; que, bien au contraire, cette théorie est, en chacun de nous, la forme logique de son idée politique et morale. Vous imaginez-vous, pai* exemple, qu'un fédéraliste puisse avoir la même opinion de la marche des choses qu'un unitaire? Or, puisque nous sommes tous ici fédéralistes, je dis que notre idée de la Philosophie de VHistoire doit être la même, sauf la diversité des nuances qui la personnalisent sans la différencier. Je veux démontrer que, si vague que soit encore la connaissance de cette force que nous nommons progrès, le sentiment qu'il y en a en chacun n'est pas indifférent, car c'est par lui que|sejrév61ent le plus manifestement notre moralité et notre foi politique.