‹ Le fédéraliste (commentaire de la constitution des États-Unis) recueil d'articles écrits en faveur de la nouvelle constitution telle qu'elle à été adoptéeChapitre 65 sur 103 · PRÉTENDU DANGER COURU PAR LÉS ÉTATS · texte numérisé non relu

PRÉTENDU DANGER COURU PAR LÉS ÉTATS

glementation du commerce, est, à la vérité, un nouveau pouvoir; mais il semble qu'il excite peu de réclamations, et ne soulève pas d'appréhensions. Ces pouvoirs relatifs à la guerre et à la paix, à l'armée et à la flotte, aux traités et aux finances, et d'autres pouvoirs plus cousidéraJjles sont tous donnés au Congrès existant par les articles de Coulédéralion. Le changement proposé n'accroît pas l'étendue de ces pouvoirs; il substitue seulement un moyen plus efficace de les exercer. Le changement relatif à l'impôt peut être regardé comme le plus important ; et cependant, le Congrès actuel a un pouvoir absolu de requérir des Etals dns subsides pécuniaires illimités pour la défense commune et la prospérité générale, tout comme le nouveau Congrès aura le droit de les exiger des citoyens considérés isolément; et ceux-ci ne seront pas plus obligés que ne l'ont été les Etats eux-mêmes, à acquitter les contributions auxquelles ils seront taxés. Si les Etats avaient ponctuellement obéi aux articlesde Confédération, ou si leur obéissance avait pu être forcée par des moyens aussi paisibles que ceux qu'on peut employer vis-à vis des individus, notreexpérience passée est très loin de faire croire que les gouvernements des Etats auraient perdu leurs pouvoirs constitutionnnls, et auraient progressivement subi une consolidation complète. Soutenir que cela lut arrivé, ce serait dire du même coup que l'existence des gouvernements d'Etats est incompatible avec un système quelconque capable de remplir les fonctions essentielles de l'Union.

PUBLIUS

Du Neio York Packet, mardi 21) janvier 1788.

LE FÉDÉRALISTE, No XLVI

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