COMMANDEMENT DES FORCES MILITAIUES ET NAVALES
et d'employer la force publique est une partie essentielle de l'autorité executive.
« Le Président peut requérir l'opinion, par écrit, du principal fonctionnaire dans chacun des départements exécutifs, sur tout sujet relatif aux devoirs de leurs fonctions respectives ». Je regarde ceci comme une simple redondance, attendu que le droit qu'il vise est une conséquence naturelle de la fonction.
Il sera aussi autorisé à accorder cr des sursis et des grâces pour les délits commis contre les Etats-Unis, excepW' dans les cas d" hnpeachment ». L'humanité et la bonne politique saccordent pour prononcer que la bienfaisante prérogative de faire grâce doit être aussi x:)eu restreinte et entravée que possible. Les 'lois criminelles de tous les pays sont empreintes d'une sévérité telle que, sans la facilité d'admettre d^s exceptions en faveur d'un coupable malheureux, la justice présenterait un aspect trop sanguinaire et trop cruel. Comme le sentiment de la responsabilité est toujours plus fort lorsque celle-ci n'est pas partagée, il est à croire qu'un seul homme sera plus disposé à céder à la force des motifs qui plaident en faveur d'une atténuation de la rigueur de la loi et à écouter moins les considérations qui pourraient le déterminer à épargner le digne objet de sa vengeance. En songeant que le sort d'un de ses semblables dépend de son sole fiai, il se sentira naturellement plein de scrupule et d'attention ; la crainte d'être accusé de faiblesse ou de connivence lui donnera, dans 1« sens opposé, une égale circonspection. Des hommes assemblés, au contraire, s'enhardissent par leur nombre ; souvent donc ils pourraient s'encourager l'un l'autre à un acte de rigueur excessive, et ils seraient moins sensibles à la crainte du soupçon ou du blâme qu'entraînerait une