LES BONNES ŒUVRES
Après les devoirs rigoureux, indispensables, il y en a d'autres, nécessaires aussi, mais moins précisés, et offrant plus de latitude dans leur adaptation à chaque âme, à chaque vie particulière.
Je veux parler des bonnes œuvres qui, dans une gamme très étendue, très proportionnée aux natures, aux situations, aux circonstances, sont nécessaires au salut, puisqu'elles sont les fruits de l'amour de Dieu, les fleurs de son service, et qu'elles formeront aussi la matière de notre jugement.
Ce qu'on embrasse sous le nom générique de bonnes œuvres, d'œuvres louables, a pour objet Dieu et le prochain. Elles comprennent, comme lignes générales, la prière, la pénitence, l'aumône.
La prière, à son tour, en tant que culte rendu à Dieu, peut comprendre tous les actes de piété en usage dans l'Eglise.
La pénitence, à laquelle est oblige tout
homme, en tant que pécheur, embrasse non seulement les sacrifices et les austérités auxquels on est appelé dans des mesures infiniment dissemblables, mais l'acceptation résignée de toutes les peines, de toutes les souffrances, de tous les ennuis d'ici-bas.
L'aumône, enfin, résume tout ce que peut donner un cœur noblement épris du prochain : dans l'ordre matériel l'argent, le travail des mains, les visites, les soins, etc., dans l'ordre moral le conseil, l'appui, l'enseignement, la consolation, l'exemple.
Disons un mot de cette triple forme des bonnes œuvres.