‹ Le Fer rougeChapitre 10 sur 24 · PROMENADE EN VILLE · texte numérisé non relu

PROMENADE EN VILLE

Ensuite l'empereur Napoléon défilera, à la tète des troupes françaises, devant l'année allemand»», et reprendra les renés du gouvernement. »

[Journaux de Berlin et de Colo ne.

« Accourez tous !... Battez ia caisse!... Le spectacle. Si la mauvaise humeur du temps n'y met obstacle, Sera fort curieux. Depuis Rome, cela Ne s'était jamais vu !... C'est un royal gala ! César de Prusse, ainsi que les césars antiques,

Traînant après son char, avec leurs sciatiques,

Leur honte sur le front, et leurs maux inconnus

Comme la profondeur de ton cœur, ô Vénus!

Les souverains captifs qui chantent ses louanges !

Ah ! c'est un beau spectacle, à ravir les Domanges

Passés, présents, futurs, et qu'on voit rarement !...

C'est à faire tomber du sombre firmament

Les astres effarés, qu'une chose pareille !

Ce clown à qui Ton va, ce soir, tirer l'oreille,

C'était un empereur ! On disait : Majesté,

Et Sire, et Votre Altesse, à ce pitre effronté.

Il s'attend aux sifflets, mais qu'importe! il s'en fiche !

Il a vu sans rougir écrire sur l'affiche :

« Bonaparte, écuyer du Cirque Beauharnais. »

Il est prêt à rentrer dans l'Aigle boulonnais,

Mimodrame du grand Persigny, mis en scène

Par l'auteur, remonté récemment par Arsène

Goubert, de l'Alcazar, avec danses! sénat!

Feux célestes ! combat à l'hache! assassinat!

L'aigle a, pour l'attacher, un cordon de saucisses.

On continuera par les brillants exercices

Du jeune enfant Louis, âgé de quatorze ans ;

Un prodige, messieurs, des plus intéressants,

Qui fait le saut de carpe, et jongle avec des balles !

Le cousin d'Auteuil ou les Corses cannibales,

Farce avec revolvers et haute cour! Enfin,

Ascension sur un câble de fer très-rin,

Par la vieille et célèbre acrobate Eugénie !

A trente pieds de haut! costumée en génie

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