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proche au détriment de la flore microbienne préexistante. Ainsi les bacilles lactiques cultivent dans les replis, les méandres el les anfractuosités déterminées les cornets, et vont partoul 5e substituer aux agents cause de la putréfaction et de l'infection.
Ils vivent là même où leur action est utile. Leur reproduction est entretenue par les prises quotidiennes de cultures nouvelles failes par le malade avec la plus grande facilité, et l'acide lactique pro: duit exerce une action que continue celui qui est ensuite engendré. Donc, action continue, toujours renouvelée, sans jamais atteindre une intensité nuisible ni causer des phénomènes douloureux au point de vue d'application.
Il v a plus encore, l'acide produit de la sorte est utilisé à l'état naissant. Or nous savons qu'un Corps : sortant d’une combinaison est doué d’une activité beaucoup plus grande que le mème corps préparé depuis un certain temps. Cest celte supériorité des corps naissants mise en vue pal le professeur ROBIN
qui fait, pour une part, a faveur de l’eau oxygénée productrice d'oxygène. ;
Ce sont là déjà des litres suffisants pour établir la valeur.de la bactériothérapie lactique locale comparée à l’antisepsie de l'acide lactique simpie. Nous nwavons cependant envisagé qu'un des côtés de la question. Il nous faut examiner la présence du ferment, corps cellulaire vivant, auquel peuvent être attachées certaines actions.
La concurrence vitale dont parlent SABRAZES, de
C0 PONEZ I EU
Bordeaux, RosENTHAL et quelques autres, est cette
lutte de corps à corps entre deux éléments vivants, que personne n'admet plus aujourd'hui. S'il y a substitution du bacille lactique aux bacilles pathogènes, il semble plus logique qu'elle soit la con- Séquence de l’action nocive exercée par l'acide lactique à l'égard de ces derniers, c’est alors une prise de possession d’une place laissée libre. Et à mesure que l’action antiseptique s'étend, l'agent producteur gagne aussi du terrain faisant tache d'huile autour des premiers points d’ensemencement.
Lors de leurs applications du ferment lactique à la péritonite et à des infections utérines et vaginales BRINDEAU et JEANNIN avaient pensé à une action slimulante de la leucocylose. Dans le but d’éclaireir
cette question, BRINDEAU a prélevé avant puis après
le traitement, des lochies des femmes infectées et il a constaté qu’en même temps que la disparition des couennes vulvo-vaginales .et la perte d’odeur, se produisait une leucocytose très intense et bien certaine. Ce fait semble être dùü à la présence du bacille lactique, organisme non pathologique il est vrai, mais vivant doué de propriétés chimiotactique comne ceux-ci.
D'autre part les expériences de BELONOWSKI prouvent que non seulement les bacil'es lactiques orientaux agissent plus énergiquement que les lactiques ordinaires, mais que ces bacilles préalablement tués par la chaleur, permellaient aux souris de supporter le régimé imposé mieux que lacide lactique ordi-
naire « Preuve indubitable conclue-t-il, que le bacille lactique oriental secrèle un produit spécial antiputride qui survit à s@ mort » produit qui ne serait autre qu'une endotoxine inséparable du corps vivant.
Si nous nous reportons aux observations Concernant le coryza, nous ne serons pas peu étonnés de voir qu'au moment où nous sommes intervenus, il n’y avait pas suppuration mais seulement congestion prédominante. Y aurait-il alors action vasomotrice du ferment sur la muqueuse, ayant pour résultat une décongestion et une cessation d’obstruction qui serait le début d'une réaction salutaire contre l'infection? Cette idée a été émise par HoLgrook CurrTiss. « Les cultures, dit-il, contiennent un élément dont l'effet sur le système vaso-moteur du mez est marqué. Les hypertrophies lurgescentes, les états œdémateux résultant de la fièvre des foins semblent disparaître. Et son effet sur le gonflement de la pituitaire dans les premiers stades du coryza aigu est souvent remarquable. Ces phénomènes peuvent difficilement être attribués à l'acide lactique naissant ni aux bacilles eux-mêmes, mais à quelque élément non encore déterminé. » |
Le mode d'action de la bactériothérapie lactique semble donc être complexe et difficile à expliquer, mais pour nous en tenir aux faits d'ordre clinique, constatons surtout que dans presque tous les cas rapportés, il s’est fait une désodorisation rapide et après elle seulement une désinfection des parties traitées.
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Une désodorisation anaiogue a été observée dans
les infections intestinales et les plaies suppurantes
féuüdes.
La fétidité est le fait de la putréfaction secondaire des sécrétions, elle est düe à l’action des anaérobies qui pullulent dans les voies digestives et le rhino-pharynx, et sont nos hôtes normaux. Ils n'entrent en scène que lorsque certaines conditions favorables sont réalisées. Si la fétidité est plus grande dans l’ozène, c'est que la flore microbienne y est, nous l'avons déjà exposé, particulièrement riche et les sécrétions très abondantes.
Remarquons cependant que Ja fétidité disparait dans ia rhinite atrophique alors que la suppuration existe encore. Il y aurait donc action élective de la bactériothérapie lactique sur les agents de putréfaction, et action beaucoup plus précoce, que sur les bacilles de la suppuration.
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(CHAPITRE V Technique
La bactériothérapie lactique, pour “exercer: vis-àvis de l'organisme, toutes les:actions bienfaïsantes dont nous avons parlé, demande qu'on'/la pratique ‘suivant cértaines'règles.
‘Les cultures de’bacitles lactiques-sontiprésentées “au praticien, pour lesi'usages' chirurgicaux, sous -deux formes différentes.
… L’une-est-liquide, c'est une culture pure emimiieu végétal, c’est elle que l’on emploie depuisilongtemps
dans les infections gastro-intestinales dans lesquel- “les l’action:est voulue: rapide ‘et: énergique.:Mais la “conservation d’un:tel produit n’est pas très‘durable, c’est'un: milieu favorable où des:ferments 'étrangers peuvent facilement être déposés et vivre. L'autre: forme:est la poudre. Gelle-là, commé les “comprimés bien+çonnus, est:composée:pouriune