DON JU4IC
te fat ! Et quelle vie e»t-ce donc que je mène ?
sgaharellb.
Fort bonne aMurémeat ; mai» enGn... quelquefoia... Par exemple , vous voir marier tout le» mots !
DOH MIAN.
£tt-il rien de plus doux , rien qui soit plus capable...
8GANARELLB.
^l est vTal , je conçois cela fort agréable ; -j
Et c'est , si sans péché j'en avais le pouvoir , f^ Un diyerlits^paent que je voudrais avoir ; Mâtt sans aucun respect pour les plus saints mystères. . .
DON JUAN
Né t'eix^rrasse point ^ ce sont là mes affaires. I
8GANABKLLE.
On doit craindre le ciel ; et jamais libertin \ ^à^Xcit encor y dit-on , qu'une méchante fin.!
DON JCAN.
Jehais les remontrances ; et , quand on s'y hasarde.. .
SGANABBLLB.
Ob ! ce n'est pas à vous que j'en fais ; Dieu m'en garde ! J'aurais tort de vouloir vous donner des leçons : Si -vous vous égarez , vous avei vos raisons ; Et quand vous faites mal, (conune c'est rordinaire ), Da moins vous savez bien qu'il vous platt de le faire. Bon cela : mais il est certains impertinens , Adroiu, de fort esprit , hardis , entreprenant. Qui , sans savoir pourquoi , traitent de fï^algSy^ Les plus justes motifs des plus sages scrupules / Et qui font vanité de ne trembler de rien , Par Tentétement seul que cela leur sied bien. Si j'avais , par malheur, un tel malfrôTa Ame crasse'^ Lui dtrais-je tout net , le regardant en face f '' Osez-vous bien ainsi braver à tous momeni ,
Ce que l'enfer pour vous amasse de tourment ? /
. i8 LE FESTIN DE PIERRE,
"^X ^ I-^n rien , un mirmidon , un petit ver de terre , y Au ciel impunément croit déclarer la guerre!
Allez, malheur cent fob à qui tous applaudit! C'est bien k vous f je parle an maître que j'ai dit) ■ A vonl<»r vous rauler des choses les plus saiate»^ A secouer le joag des plus louables craintes ! * Pour avoir de grands biens et de la qualité , Une perruque blonde , être propre , ajusté , Tout en couleur de feu , pensez-vous... (prenez garde , Ce n^BSt pas vous , au moins , que tout ceci regarde. ^ Pensez-vous en avoir plus de droit d'éclater I Contre les vérités dont vous osez douter ?
De moi , votre valet, apprenez, je vous prie , Qu'en vain les libertins de tout font raillerie ! Que le ciel, tôt ou tai-d, pour leur punition...»^
DON JUAN
Paix!
l«CV
SSAICARELLE.
Ça , voyons : de quoi serait-il question ?
DOICJUAR.
De te dire en deux mots qu'une flamme nouvelle/ Ici, sans t'en parler, m'a fait suivre une belle. /
SGANAKELLB. y
Et n'y craignez- vous rien pour ce commandeur mqrt ?
DON JUAN
Je l'ai si bien tué ! chacun le sait.
^ SCANARELLE.
D'accord , On ne peut rien de mieux ; et, s'il osait s'en plaindre , U aurait toi't ; mais. . .
DON JUAN
Quoi î ; 8GANARBLLB.
Ses pitfcns sont à craindre.
DON JUAN
iMÏssona-là tes frayeurs , et songeons seulemeat