‹ Le festin de pierre: comédie en cinq actes, de MolièreChapitre 61 sur 69 · ACTE V, SCENE n. io · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE n. io

SOAlfAESLLB.

Belle conrersioii ! Ah ! quel homme ! qael homme l Voai Fattendrex en vain , elle ne viendra pat.

soif JDA9.

Je crob qu'elle viendra , moi.

86ÂNÀKSLLS.

Tant pis.

DOlf JDAN.

En toatcai, Ma peine an rendex-voua ne sera point perdue : C'est où du commandeur on a mis la statue ; Il noms a conviés k souper : on verra Comment , s'il no«s reçoit , il s'en acquittera.

SCARAHVLLB.

Souper avec «n mort tué par vous ?

DON JDAN.

Pi*împOrte ; J'ai promis : sur la peur ma promesse l'emporte.

tlOANARKLLK.

Et si la belle vient et se laisse emmener?

Dorr juAv.

Oh ! ma foi , la statue ira se promener :

Je préfère il tout mott une jenne vivante.

8GAHAKBLLB.

Mais voir une statue et mouvante et parlante » N'est-ce pas...

DOICJUAN.

Il est vrai , c'est quelqne chose } en vain Je ferais 14-dessus un jugement certain :

Pour ne s'y point méprendre , il faut en voir la suite . Cependant , si fai Ceint de changer de conduite , Si )'ai dit que j'allais me déchirer le cceur , D'une vie exemplaire embrasser la rigueur , C'est un par stratagème , un ressort nécessaire , Par où pia politique , éblouissant mon père.

fPi LE FESTIN DE PIEIllE,

Me ▼«•mettre k couvert de divers epibarras , Dont , saos lui , jmei amis ne me tirer^aient pa». Si Ton m'en toquiète , il obtiendra ma grâce. Tu vois comme déjà ma première grimace L'a porté, de ini-mômjç, a se vouloir cbf^rger . Des dettes dont par lui je vais me dégager.

SCAITABBLUt.

Mais , n'étant point dévot , par quelle efironterie De la dévotion (aire ane memsirie ?

DOH iCJAN.

Il est des geaa de bien , et vraiment vertnenx. Tout méçliant qu« je «ait , j ai da respect poar «nt. Mais si l'on n'en peat trop élever les mérites * Parmi ces gens de bien, il est mille hypocràtet. Qui ne se contrefont que pour en profiter ; Et pour mesintérét& > je veux les imiter.

8GA9ABBLLB.

Ab ! quel bovme • quel bomme !

DOM JUAN

Jl n'est rien si commode ', Vois- tu ? L'bypocrisie est an vice ii la mode ; J't qnand de ses couleurs nn vice est revêtu , SoQs l'appui de U mode , il passe pour vertn. Surtout ce qu'à jouer il rtt de personnages, Celui d*borame de bien a de grands avantages : C'est un art grimacier , dont les détours flatteurs r.achent-sousunbean voile un amas d'imposteurs. On a beau découvrir que ce n'est qu'un faux sèle : L'imposture est reçue , on ne peut rien contre elle ; La censmv voudrait y mordre vainement.

Contre tout antre vice on parle hautement .

Chacun a liberté d'en faire voir le piège :

Mail , pour l'hypocrisie , elle a son pi-ivilége , Qui , son* le masque adroit d'an visage emprunté , Lui fait tMit entreptendre avec impunité.

Flattaat ceux du parti , plus qu'aucun redoutable ,

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